5 février, 2012

l’economie d’aujourd’hui pour les nuls

Classé dans : Monde — elis @ 16:23

4 février 2012
Zadig avait suivi depuis quelques temps les joutes savantes de plusieurs économistes distingués et en revenant vers moi ce jour la, il me dit ,puisque l’expression est à la mode je vais réfléchir à une « économie d’aujourd’hui pour les nuls », car au fond, me dit il :
L’Economie ? rien de plus simple !
Il y a ceux qui pensent que pour que l’économie marche bien il suffit que les masses consomment.
Les Keynésiens
On les appele les keynésiens du nom du célèbre économiste qui conseilla Roosevelt dans la grande crise des années 1930. Les keynésiens pensent que pour que les masses consomment il suffit de leur donner de l’argent.
Oui mais ou le trouver ? direz vous, assez naïvement. Facile répondent les keynésiens. A ce stade vous aurez aussi réalisé que les keynesiens sont déjà et avant tout les gens de gauche ( toute la gauche des pays riches notamment), il suffit de créer cet argent en le fabriquant.

En le fabriquant direz vous encore tout aussi naïvement mais comment ?

Décidément, vous rétorquera t on, vous n’avez toujours rien compris et vous êtes carrément irrécupérable. Mais il suffit d’imprimer des billets tout simplement. Les Etats ont toujours frapper monnaie. Depuis les temps les plus anciens jusqu’à nos jours.
Certes, certes, commencerez vous à réfléchir, mais pas toujours avec du papier sans valeur, n’était ce pas jadis avec de l’or ou de l’argent ?

Oui, bien sûr, rétorqueront les keynésiens mais c’était avant les progrès des sciences économiques et statistiques qui permettent aujourd’hui de quantifier les besoins de monnaie papier ou scripturales nécessaires en fonction des besoins conjoncturels du moment et compte tenu de la situation réelle de l’économie. Il faut démultiplier et accroitre la masse monétaire quand c’est nécessaire et inversement la restreindre quand on risque la surchauffe. C’est ce que font ou doivent faire les banques centrales. Et elles sont là pour cela !
Ah bon, cela parait clair. Mais qui fait cela ?
Mais les banquiers centraux bien sûr. Ils sont avisés, compétents, en France ils ont fait l’ENA, donc pas de problèmes !

Mais comment se fait il alors qu’il y ait une crise de la dette ?

Mais c’est à croire que vous n’avez rien compris. C’est parce que justement, en Europe , par la faute de l’Allemagne, le banquier central ne crée plus assez de monnaie, alors qu’il en faudrait des tombereaux pour empêcher le « credit crunch », le manque de liquidités.
Les Etats ont besoin d’argent frais et pas cher pour rembourser leurs emprunts arrivant à échéance (par exemple ,pour la France, 180 milliards en 2012) et pour les banques, qui ont aussi beaucoup emprunter, c’est la même chose. Et comme les marchés (c’est-à-dire les prêteurs qui ont maintenant peur de n’être jamais remboursés) demandent maintenant des taux beaucoup plus élevés cela ne peut que fragiliser dangereusement Etats et banques qui n’ont plus un sou pour payer plus cher. On est donc bien obligé de se tourner vers le prêteur de dernier ressort, les banques centrales, FED,BCE et Bojo au japon. C‘est maintenant à elles de prêter.
Fort bien on comprend.

 Mais ou trouvent t elles leur argent pour prêter ? Et bien comme on vous l’a déjà dit plus haut, elles le fabriquent en imprimant des billets mais plus généralement en ouvrant des lignes de crédit plus ou moins longs et théoriquement remboursables aux Etats et aux banques.
Mais alors pourquoi y a-t-il une crise demanderez vous toujours aussi naïvement ?
Et l’on vous répondra parce que, en Europe, nos amis allemands n’ont pas la même approche. Ils refusent d’ouvrir les vannes du crédit à grande échelle parce qu’ils ont peur de l’inflation.
Tiens, tiens ,en êtes vous sûr ? Moi j’avais plutôt compris qu’il voulaient surtout s’assurer avant de remettre plein de billets dans l’économie qu’ils voulaient surtout convaincre leurs partenaires de commencer à ralentir leurs appels forcenés au crédit par crainte qu’un jour tout cela finisse par mal finir.
D’ailleurs quand on voit ce qui s’est passé au Japon depuis 20 ans et aux Etats-Unis depuis 4 ans, on se rend compte qu’on se traine lamentablement et qu’en dépit des tombereaux d’argent remis dans l’économie, celle-ci n’arrive pas à repartir.

Les non keynesiens
Vous avez raison sur ce point et c’est pourquoi il est temps de parler maintenant d’une autre école de pensée chez les économistes. Nous les appellerons les non keynésiens.
Eux ils disent : « quand il y a surchauffe et bulles il faut laisser celles-ci éclater » ; C’est ainsi que l’économie se purge. Les fous et les imprudents sont sanctionnés. Ils sont ruinés et tout ce qui était artificiellement gonflé est purgé. Il y a une bonne crise , les canards boiteux sont éliminés et on peut repartir sur des bases plus saines. Malheureusement les politiciens qui veulent absolument se faire réélire ne l’entendent pas de cette oreille. Ils fabriquent de la monnaie . Il la distribue à qui mieux mieux et tout ce qui était malsain reste en place. C’est comme si Darwin et sa théorie de l’évolution était déjoué par l’intervention d’un Deus ex Machina, ici les gouvernements, qui gardent tout le monde, notamment les espèces qui n’auraient pas pu résister. Alors les économies se trainent et il ne se passe plus rien. Elles ne peuvent pas repartir sur des bases saines.
Dans la même école de pensée, anti keynésienne, l’école autrichienne notamment, on trouve des économistes qui pensent que les gouvernements et leurs banques centrales font n’importe quoi en s’affranchissant de toute contrainte et en décidant qu’ils peuvent tout faire et qu’ils seront toujours assurés de réussir.
Leur credo c’est que les Etats doivent faire comme les entreprises et les particuliers : ne dépenser que ce que l’on a gagné et n’emprunter que pour investir avec une chance raisonnable de pouvoir rembourser.
Et pourquoi être aussi raisonnable ? Parce que, disent ils, les gouvernements et les banques d’Etat ne peuvent pas résister à la facilité et que contrôler le bon timing et le juste flot de crédit est impossible, surtout dans une économie mondialisée et avec le Web. Et ce qui risque d’arriver c’est ce qui s’est passé avec les assignats de Law ou avec la république de Weimar : une brusque dévaluation de la monnaies papier, des paniques bancaires généralisées (on en est pas très loin aujourd’hui) ou encore une inflation insupportable. Il y a donc une nécessité impérieuse de demeurer prudent par des règles de bonne gestion et de père de famille, même au niveau des Etats et des banques centrales.
Ils peuvent ajouter. Rappelez vous ce qui se passait au temps du gold exchange standard.
Pa s de création monétaire étatique débridée. Une discipline imposée par la convertibilité de la monnaie papier en or qui imposait de rester dans les clous et de dévaluer sa monnaie quand on n’avait pas respecter une gestion de bon père de famille. En ce temps là, pas de risques de surendettement gigantesques ni d’hyperinflation menaçante. Le gold exchange standard (GEC) y veillait et imposait sa discipline de fer. Depuis Nixon et l’abandon du GEC par les US en 1981 ce n’est plus du tout la même chose. Monnaie fabriquée à tombereaux ouverts et agissements déraisonnables de tous les Etats occidentaux profitant du désir de tous les émergent de les voir acheter leurs produits et donc leur prêtant de l’argent pas cher. Mais dans peu de temps tout cela sera fini et il va bien falloir trouver autre chose quand les taux commenceront à grimper
Et Zadig de conclure.
Evidemment cela parait trop simple et c’est pourquoi on ne les prend pas trop au sérieux. On préfère le brouillard de la complexité réservée aux savants et autres docteurs Diaforus de l’économie, bien sûr.
Mais pour moi qui suit plutôt simplet, je les aime bien et c’est plutôt à eux que je ferai confiance pour conduire les attelages de l’économie mondiale.
Dommage qu’ils soient si peu nombreux.
Ainsi parlait Zadig en cette étrange année 2012

22 octobre, 2011

la double imposture de l’Euro

Classé dans : France,Monde — elis @ 15:40

Zadig,toujours aussi férocement remonté sur la crise tenait absolument, en cette
belle journée d’automne, à me parler de ce qui apparaissait à ses yeux comme la
double imposture de l’euro.

Il me tint les propos suivants.

« Il est évident que l’Euro tel qu’il a été conçu était une erreur.
Aligné sur le mark, il a permis à l’Allemagne   de concurrencer durement tous les pays sans réforme sérieuse, telle la Francedepuis 30 ans. Nos charges sur les entreprises, depuis  10 ans, étaient bien plus lourdes qu’en Allemagne mais pas moyen de rétablir notre compétitivité avec des dévaluations,comme on le faisait très régulièrement avant l’euro. Donc les échanges extérieurs français avec l’Allemagne se sont fortement dégradés . Et toute l’Europe du sud s’est
trouvée probablement dans le même cas, sans même parler de la Grèce qui vivait
avec une monnaie forte sans avoir la moindre entrée fiscale sérieuse pour
couvrir ses belles dépenses. Première imposture majeure.
Et dans le même temps, l’Euro s’est révélé  un vrai « pousse au crime » avec la possibilité d’emprunter sur les marchés internationaux auxmêmes taux, extrêmement faibles, que l’Allemagne. Bien entendu les politiques de tous bords et de tous rangs (Etat et collectivités territoriales en France parexemple) s’y sont engouffrés  avec le même enthousiasme (comment renoncer à de l’argent gratuit quand on sait qu’avec lui on aura toutes les chances d’être réélu) et le résultat que l’on sait : 30% du budget de fonctionnement de l’Etat français financé par
l’emprunt et des tonnes d’emprunts toxiques dans les budgets , là aussi, souvent de fonctionnement, des collectivités locales françaises. Deuxième imposture de taille sur cet Euro dont on nous vante tous les jours les bienfaits irremplaçables.
A s’en tenir aux deux impostures rappelées ci-dessus force est de constater que l’Euro aura  été une mécanique infernale, intrinsèquement perverse.
Et pour s’en sortir aujourd’hui, dans cette Europe surchargée de dettes, un seul moyen.
Surtout pas le FESF qui ne fait qu’augmenter lacharge déjà insurmontable des emprunts et alors que les pays qui peuvent les rembourser et aider les défaillants, sont de moins en moins nombreux.
Surtout pas non plus la planche à billet de la BCE à la mode du couple infernal Bernanke/Obama.
Ce serait le meilleur moyen de relancer l’inflation avec les matières premières qui n’attendent que cela, et un taux d’inflation déjà à 2% en dépit du tiers de notre consommation ( toujours dans le cas français) reposant  sur des produits importés à bas prix.
Non, il ne reste vraiment qu’un seul moyen. Créer un véritable gouvernement économique européen doté de pouvoirs réels. Exiger, dans l’avenir, la règle d’or partout  pour tous les acteurs publics, et, pour ramener progressivement les budgets et les dettes « dans les clous »,
demander à des experts indépendants les mesures appropriées à proposer aux
politiques ( dont on pourrait rêver qu’ils soient, pour une fois, unis dans
l’adversité), pour  préciser  les grands objectifs que ceux-ci auraient fixé..
Et ceux-ci sont assez évidents : sauvegarde et renforcement des entreprises , forte
solidarité entre les « pauvres » et les « riches », le plus dur étant de savoir où commencent les « riches », nettoyage et rigueur dans les services publics et vrais efforts pour tous ceux qui peuvent le supporter .
Que faut il faire de sérieux dans l’immédiat pour sauver l’Euro ? Là non plus il n’y a
pas 36 moyens.
1.     Mettre la Grèce en faillite et demander aux banques européennes d’effacer leurs dettes grecques au niveau préalablement décidé, au moins 50%, mais plus  probablement 80%.
2.     Sortir la Grèce de l’Euroavec promesse d’y revenir dès qu’elle sera rétabblie.
3.     Dévaluer dans tous les pays du sud,France comprise, par rapport au DM et donc avoir 2 euros, celui du nord et celui du sud
4.     Laisser chaque pays venir en aide à ses banques selon des modalités  sui generis…nationalisations, taux d’aide publiques, banques concernées etc…A chacun de faire au mieux selon le contexte local et l’état de ses banques.( A noter qu’une première étape sérieuse semble être en train de se décider, puisque l’Allemagne demanderait à la France de commencer par recapitaliser sesbanques avant tout  renforcement des
moyens du FESF).
5.     Instaurer un vrai pouvoir économique européen qui surveillera les comptes publics des membres et aura le pouvoir deles autoriser ou non.
On peut douter que nos chers dirigeants soient en mesure de sortir des mesures aussi
radicales, d’autant plus que de multiples obstacles réglementaires , juridiques et constitutionnels devraient sans doute être levés.
Mais qu’importe nous l’aurons dit.
Et tant que tout ceci ne sera pas fait la crise continuera et l’Euro continuera à faire
trembler l’Europe et le monde»
Ainsi parlait Zadig en ce beau mois d’octobre 2011.

17 septembre, 2011

la grande crise

Classé dans : Monde — elis @ 9:28

Zadig était en verve.

Au fond me dit il,le monde est simple.

Le jour ou la crise s’est annoncée et les actions commencé à
chûter les gouvernements ont décidé de remettre plein de liquidités. Facile il
suffisait d’imprimer du papier et d’en donner en veux tu en voilà ! mais
ils se sont trompés et maintenant il y a tant et tant de dettes, des montagnes
de dettes des pays riches, que l’on se demande bien comment cela finira. Mais
cela aussi c’est simple. Comme toujours on ne remboursera jamais. On
rééchelonnera, on restructurera , on laissera venir l’inflation, on étalera, et
dans 30 ans on verra.

En attendant et pour ne pas que le problème s’aggrave encore,
les « riches de l’OCDE » devront commencer à se serrer un peu la
ceinture et ralentir leurs emprunts à taux zéro réels  qu’ils ne rembourseront jamais. Cela ne se
fera pas du jour au lendemain. Il faudra du temps pour que les ajustements se
fassent mais ils finiront par se faire car on ne peut plus faire autrement.

En Europe, qui aura pour un temps perdu son Euro, à moins
que celui ci ne se traîne lamentablement, on verra un beau jour l’axe franco
allemand décidé enfin de mesures sérieuses. Fini les FESF et autres rigolades
pour continuer d’emprunter pour soutenir les plus défaillants. Enfin viendront
les vrais budgets non déficitaires contrôlés par un pouvoir central européens
qui ne rigolera plus avec les plaisantins. Et puis les mesures de coordination,
politiques fiscales, sociales, économiques en un mot, commenceront à se
ressembler un peu partout en Europe et l’Europe commencera à être sauvée. Mais
il faudra du temps. Même poussés par la nécessité, les politiques, notamment en
France , n’abandonneront pas leur pouvoirs de bonne grâce au profit des « gnomes
de Bruxelles ».

En France même, peut être verra t on enfin UMP et PS tenter
un rapprochement . Ce serait bien le moindre entre partis « de gouvernement »
qui se veulent responsables. Mais n’y croyons pas trop. Là non plus, le pouvoir
ne se partage pas et on ne l’abandonne jamais au profit d’autres, de gauche ou
de droite, de bonne grâce. Et la démagogie est tellement payante, « si
tout va mal c’est de la faute des autres »,   qu’on n’y renonce pas facilement.

A bon entendeur salut !

15 mai, 2009

L’economie à l’envers

Classé dans : Monde — elis @ 21:13

 

Zadig avait décidé, depuis quelques semaines déjà, de tenter de comprendre quelque chose à l’économie mondiale et aux mouvements boursiers qui lui paraissaient sombrement mystérieux. Et, ce jour là, il revint vers moi en me déclarant que décidément le monde économique marchait sur la tête et que tout s’y déroulait de façon totalement inverse au regard de ce que le moindre bon sens suggèrerait.

 

D’abord, me dit il, les mouvements boursiers sont tellement prévisibles et tellement moutonniers que cela en est désespérant.

 

A)  Il y a les jours ou les nouvelles ne sont pas très bonnes et alors tout s’enchaîne, commandé à l’évidence par les principales banques américaines :

 

  1. remontée du dollar : les capitaux se repositionnent sur les bons du trésor US.
  2. les programmes automatiques de vente se déclanchent : on brade tous les secteurs dans un savant équilibre ordonné par les machines : pétrole et matières premières, puisque l’économie est sensée ralentir ; or, puisque le dollar se redresse et que sa valeur en or , comme les matieres premières, doit décliner en dollars constants, et enfin tous les bonds, étrangers, industriels, etc…puisque tous ces emprunteurs auront de plus en plus de mal à rembourser.
  3. banques et autres secteurs fragilisés en premier par la crise suivent, puis tout le reste de la côte dans une moindre mesure.
  4. les traders du jour s’en mêlent et, en bons « momentum », suivent le mouvement. Ils gagneront un peu d’argent, et peut être même plus, s’ils ont de bonnes couvertures, entre l’ouverture et la clôture de Wall street.
  5. C’est réglé comme du papier à musique, et cela fonctionne sans surprise puisque Wall Street commande et que le monde entier s’aligne.

 

B)  Et puis il y a les jours ou les nouvelles ne sont pas trop mauvaises ou encore le gouvernement, la FED ou Obama par un beau discours, ont laissé entrevoir quelques lueurs d’espoir. Alors là, c’est  évidemment, et par une symétrie parfaite, le mouvement inverse :

 

  1. remontée des bancaires , du bàtiment, des industrielles et, par mimétisme, de toute la côte, y compris  tous les marchés étrangers, en commençant par l’Asie puis l’Europe, tout le monde s’alignant sur les cotations en continu de Wall Street, et dans la foulée…
  2. remontée des matieres premières et de l’or,
  3.  en attendant le suivisme intéressé des traders qui dans la journée joueront la hausse.

 

C)  Qu’ en conclure ?

 

  1. D’abord que Wall Steet demeure le centre du monde boursier  et que les nouvelles qui parviennent de l’économie US demeurent le seul et unique baromètre boursier, mais aussi économique, puisque, notons au passage que quasiment  tous les instituts de conjoncture et les prévisionnistes du monde entier reprennent les mouvements de wall Street pour étayer leurs commentaires.

 

  1. Et que cela n’est pas très sérieux puisque en fait « Tout Devrait Fonctionner A L’envers » :
  • a. Défiance croissante envers les US, leurs dettes abyssales, leurs déficits records qui s’aggravent et leurs méthodes pour le moins douteuses- fabrication de monnaie- pour apporter de l’argent frais en quantités astronomiques à des banques ou des sociétés d’assurance au bord de la faillite.

 

  • b. A l’inverse de ce qui se passe, toute mauvaise nouvelle à Wall Street ne devrait entraîner, dans ces conditions, qu’une nouvelle dégringolade du dollar….
  • c. Suivie au minimum par une remontée de tous les actifs côtés en dollar pour maintenir au moins leur valeur en dollars constants
  • d. Enfin, il ne devrait y avoir aucune raison pour que les valeurs du reste du monde bougent, sauf nouvelles spécifiques les concernant .
  • e. Mais ce n’est pas ce qui se passe. Les Goldmann sachs, Bank of America City group et consort , soutenues à bras le corps par la planche à billets du gouvernement américain, font toujours la pluie et le beau temps.

 

Or, me déclara Zadig, pas plus qu’en 1929 les plans de relance de Roosevelt ou, en 1980, ceux du gouvernement japonais , n’ont pu arrêter les crises et n’ont sans doute fait que les  prolonger, il risque fort de se passer la même chose cette fois ci.

En économie tout se paye, les bulles finissent toujours par éclater et les déséquilibres sont toujours corrigés. Plus les manipulations perdurent, et plus dure sera la chute.

Selon moi, me déclara Zadig en soupirant, le retour à une économie assainie n’est pas pour demain !

 

1 février, 2009

Gaza

Classé dans : Monde — elis @ 14:37

 

GAZA

 

Zadig est venu aujourd’hui déjeuner avec moi. Ouf, me dit il, je suis rompu. Je viens de passer un mois en Egypte, à côté de Gaza, et j’ai tenté de saisir la réalité profonde et les enjeux de ce conflit tout proche. Pas facile, et dans mon esprit, bien plus d’interrogations que de certitudes. Tenez, si cela vous intéresse, j’ai pris quelques notes au jour le jour. peut être saurez vous, mieux que moi, les interpréter.

Zadig reparti, je consultai les notes qu’il avait prises et qu’on trouvera ci après. Au bout du compte, malheureusement, je demeurai tout aussi perplexe que lui. Mon ami ne pourrait guère compter sur ma pauvre personne pour se montrer plus perspicace que lui sur les voies de l’avenir et les intentions réelles des grands de ce monde et du monde arabe dans ce conflit affligent.

 

 

03/01/2009 10:43

 

Et si la communauté internationale jouait finement ?

Curieux ce voyage le 30/12/08 de Tzipi Livni à Paris .

Curieux tout autant ce voyage de Sarkozy au moyen orient du 5 au 6 janvier 2009 accompagné d’autres représentants européens.

Et curieux enfin cette déclaration de Bush, la première depuis le début des bombardements sur Gaza, selon laquelle il faut à Gaza un vrai cessez le feu avec la fin des tirs de roquettes sur Israël et un vrai contrôle des armes qui entrent à Gaza.

Alors, allons jusqu’au bout de nos rêves d’action concertée intelligente, et imaginons que tous les pays arabes « pacifistes » de la région soient d’accord pour dire au Hamas : l’Europe est prête à vous envoyer une vraie force de paix et plus seulement à être votre premier bailleur de fonds mais, en contrepartie, il faut que les tirs de fusée Khassam cessent et que les tunnels Egypte Gaza soient contrôlés par cette force euuropéenne. Il faut aussi que Fatah et Hamas discutent pour reconstituer une représentation réellement démocratique du peuple palestinien. Si vous acceptez cela, Israël cesse immédiatement ses bombardements, votre légitimité à Gaza n’est plus contestée jusqu’aux prochaines élections et la force de paix européenne et arabe entre très vite à Gaza. Bien entendu , l’ONU donne son feu vert à cette nouvelle force de paix et, bien entendu aussi, les Américains n’y participent pas.

Un remarquable succès pour Sarkozy et pour l’Europe mais qui continuera à contrôler Gaza dans les ruelles et dans les immeubles :Hamas !

Du coup il manque encore au moins deux choses : le contrôle de la TV hamas, une présence médiatique du Fatah à Gaza et un report à au moins 1 an des prochaînes élections. Le Fatah aurait peut être encore une chance de ne pas être de nouveau débordé par le Hamas ; Et c’est aussi pourquoi ce dernier refusera ces deux dernières conditions et c’est aussi pourquoi le plan de la communauté internationale et de l’Europe échouera.

Dernière « colle » : que vise Israël en envahissant Gaza, faire cesser les tirs de roquettes ou éliminer Hamas ? L’un et l’autre ne sont pas une partie de plaisir mais le deux parait quasiment inatteignable…sauf conditions évoquées ci-dessus : d’abord une force européenne qui s’installe (et qui a pouvoir de police sur les tirs de Kassam, les actes de terrorisme et les livraisons d’armes dans l’enclave), une représentation mixte (Fatah Hamas), des palestiniens à Gaza et le contrôle des médias

Alors quid au bout du tunnel ?

 

 

11 janvier 2009

 

La solution à Gaza ne peut être que partiellement militaire. Elle passe par la neutralisation  du HAMAS. A entendre les médias de gauche , type Arte, l’attachement des palestiniens pour le Hamas se renforce tous les jours et le Fatah est tous les jours démonétisé un peu plus. Pas si sûr. A Ramalha les manifestations de rues pour le Fatah et la « haine » contre le Hamas, paraissaient au moins, sinon plus fortes, que celles des partisans du Hamas. Et c’est bien là que se joue la seule solution possible : la prise du pouvoir à Gaza par le Fatah. On peut donc imaginer que les Etats-Unis, les Etats arabes modérés, l’Europe, jouent la même carte, renforcent le Fatah en moyens militaires et financiers et laissent Israêl tenter de réduire encore le Hamas. D’abord en contrôlant de plus en plus efficacement la frontière Egyptienne, c’est le plus facile, et ensuite en isolant plusieurs quartiers différents de Gaza  pour localiser, par un quadrillage de plus en plus fin, les milices du Hamas, et les neutraliser. Côté Hamas la tactique est plus simple et plus efficace aussi : se fondre dans la population et avoir des tirs de roquettes le plus mobile possible et sur tout bombardement de Tsahal sur eux, avoir des journalistes d’Al djajirah pour rendre compte au monde entier des massacres Israëliens. Si cela dure encore longtemps, on peut craindre qu’ils ne soient gagnants. Paradoxalement, leur victoire dépend du nombre de gazaouis qu’ils arrivent à faire tuer par Tsahal interposée. C’est tout le problème et il est essentiellement militaire. Je ne voudrais pas être à la place des chefs d’Etat major israêliens.

Si Israël réussit on peut aussi s’interroger sur le meilleur moyen de redonner le contrôle de Gaza au Fatah. Là aussi ce ne sera pas une partie de plaisir : une force interarabe/ONU en gouvernement provisoire avec du Fatah associé ? Il n’y a pas d’autre solution. Puis très vite , pilotée par l’équipe Obama, forcer Israêl à des abandons significatifs en Cisjordanie et à la création d’un Etat palestinien fiable. Laissées à elle mêmes, les deux parties ne parviendront jamais à un accord. Seul Washington, l’Europe et l’ONU peuvent donner aux palestiniens un Etat stable et valable, pas celui de 1947, trop réducteur pour les passions israëliennes.

 

19 janvier 2009

 

Cette fois on y est. Après 3 semaines de combat à Gaza, Israël a décrété un cessez le feu unilatéral et se retire progressivement. La surprise c’est que le Hamas vient d’interrompre ses tirs de roquettes. On peut donc penser qu’il a subi des revers importants, qu’il manque maintenant de combattants et d’armement, ou qu’il craint quelque chose, dans ce qui a été négocié au Caire, s’il continue.

On peut, en effet, raisonnablement penser que la frontière de Rafah est maintenant contrôlée et que les armes ne passent plus. C’est ce qu’il y a de plus probable. Cela affaiblit nécessairement beaucoup le Hamas dans ses velléités belliqueuses. Si le blocus des armes est assuré, c’est une première victoire de poids pour Israêl. Reste à contrôler aussi les convois humanitaires de vivres et médicaments. Qui s’en charge ? Si on apprend que l’UE, une force arabe modérée et que même le Fatah en sont chargés ce sera un progrès considérable car il devrait y avoir alors un moyen de contrôler assez efficacement.

Passons à la géostratégie. La création de l’Etat palestinien doit venir du Conseil de Sécurité et de l’ONU. Washington doit l’imposer aux deux parties et obtenir que les autres membres du conseil soient d’accord. C’est sans doute encore du rêve et pour longtemps. En tout cas les deux belligérants ne seront jamais d’accord. Trop d’extrémistes des deux côtés.

Deuxieme sujet géostratégique : Qui prend le pouvoir chez les palestiniens ?

Joue t on encore les élections libres ? On ne peut pas dire que cela ait été génial à Gaza. Mamhoud Abbas vient de demander la constitution d’un gouvernement « d’union nationale » suivi  d’élections  législatives et présidentielles, ce qui veut dire, qu’aujourd’hui, il se sentirait assez sûr des résultats et qu’il vaincra ; Ce qui est possible si Gaza est bien intégré dans l’ensemble palestinien et si des représentants du Fatah peuvent se présenter à Gaza. Est-ce bien une des conditions qui a été imposée au Hamas …avec des sanctions attachées et « pratiquables » s’il ne la respecte pas?

 

21 janvier 2009

 

Israêl s’est retiré et les résultats ne paraissent pas brillants. Le Hamas a repris le contrôle de Gaza. Il fait la chasse aux collabos et trucide ceux qui lui paraissent avoir eu des contacts avec Israël… ou qui sont désignés par les voisins. Mais plus grave, les tunnels de Rafah sont en cours de réouverture et les contrebandes d’armes vont pouvoir recommencer. Certes le Hamas ne va pas reprendre immédiatement ses tirs de roquettes mais il pourra les reprendre un jour, sauf s’il n’a pas intérêt à le faire.

Mais alors quelle est la nature des longues tractations tenues au Caire et qu’ont donc accepter les uns et les autres ? Quelles sont les deals et les compensations ? Mystère !

Un autre élément parfaitement troublant, c’est l’exacte concomitance entre l’investiture d’Obama et le retrait des israëliens. Comme si les démocrates américains avaient prévenus Israêl : le jour de notre prise de pouvoir vous vous engagez à vous retirer. Si tel était le cas, que pourrait on en conclure ? D’abord que l’Amérique a décidé de reprendre la main mais aussi qu’elle va peut être tenter de faire quelque chose. Que va-t-elle offrir au Hamas pour qu’il entre dans un gouvernement de coalition avec le Fatah ? C’est toute la question. Et une réconciliation des frères ennemis est elle possible ? Cela parait bien improbable. Rien n’ayant été résolu par les armes et les émissaire du cessez le feu s’étant déchaînés pour arrêter le conflit, il y a fort à parier, même si c’est triste à dire,  qu’une fois encore, rien n’est résolu. Il fallait déjà impérativement contrôler les tunnels de Rafah et, semble t il, ce n’est pas fait.

 

25 janvier 2009

 

Fin de l’histoire apparemment. Obama a exposé devant le congrès ses vues sur le moyen orient. Pas mal de guimauve mais rien de nouveau. Il faut que palestiniens et israëliens vivent en paix, que le Fatah trouve sa place à Gaza, que le cessez le feu soit immédiat, qu’une force internationale contrôle les tunnels et que le Hamas ne tire plus sur Israël. Qui ne serait d’accord ? mais la question essentielle demeure : qui contrôlera et qui prendra le pas sur le Hamas ? Obama, en tout cas, ne va sûrement pas s’engager dans ce guêpier avec déjà deux guerres sur les bras. Et sachant fort bien que tout soldat américain décédé vaut au moins un million d’électeurs en moins dans une Amérique démocrate majoritairement pacifiste, isolationniste et, qui plus est, en pleine crise économique.

 

1er février 2009

 

Une lueur d’espoir

 

La vie reprend à Gaza. Toujours aussi bourdonnante , agitée, fourmillante. Les marchés de contrebande sont plein de marchandises. Les tunnels sont en cours de réfection . Des gosses de 15 ans rampent dans les tunnels pour les dégager.

Le Hamas est toujours là, armements en bandoulière et miliciens dans les rues. Mais il y a du nouveau. Des habitants, visage découvert, protestent et incriminent le Hamas d’être venu tiré des kassams depuis leurs habitations  aujourd’hui en ruine par suite des répliques immédiates d’Israël. Les chefs du hamas se terrent. Beaucoup de miliciens, belles voitures et armes dernier cri, demeurent masqués. L’emprise du territoire par la terreur et les aides financières aux habitants n’est plus aussi assurée. Gazaouis et Hamas semblent comprendre qu’attirer le ciel sur leur tête en envoyant des Kassams n’est pas sans conséquence et que le bon sens le plus élémentaire est peut être d’éviter de le faire.

Les représailles ciblées israêliennes ont peut être servies à quelque chose.

 

 

30 janvier, 2009

evenement et médias

Classé dans : Monde — elis @ 16:03

 

Ce n’est pas l’évènement qui fait les medias mais les medias qui font l’évènement

 

 

Au delà de l’aphorisme et du drôle, une réalité profonde, me déclara Zadig ce jour là !

L’exemple de la double présidence de G.W.Bush est particulièrement édifiant mais celui de B.Obama l’est tout autant.

Le malheureux Président sortant a battu tous les records d’impopularité depuis Nixon mais que lui reprochent majoritairement ses concitoyens ?

Très majoritairement des faits insignifiants et ridicules, devenus par la magie des medias, des évènements considérables, qui ont fait toute son impopularité.

Et, inversement, qu’est ce qui fait la folie Obama ? Hollywood et des symboles passe partout tout simplement.

Commençons par G.W.Bush.

Le malheureux a fait tomber Sadham hussein, sans l’accord de l’ONU… et pour cause, il n’aurait jamais eu l’accord ni de la France ni de la Russie, grands amis de Sadham. On eut pu penser que faire tomber un dictateur sanglant et paranoïaque qui avait décidé de s’offrir le Koweit, et auparavant l’Iran, au prix de 4 millions de morts, était plutôt une bonne chose. N’en croyez rien . Personne ne lui en saura gré bien au contraire. Mais encore mieux, faisant tomber Sadham, il stabilisait et protégeait du même coup, pour le plus grand bien de l’Europe et de l’Asie, 50% des réserves pétrolières mondiales. Mais en apparence, personne ne s’en est rendu compte, car personne ne le dit. En revanche et pour le plus grand bien des démocrates, les grands medias américains se sont déchaînés, avec le succès que l’on sait, contre cet horrible président va t en guerre qui a fait tuer 4000 jeunes américains en 8 ans (a peu près le même nombre sans doute que les décès naturels par accidents dans les énormes armées US en dehors de toute guerre), et surtout qui, « a son actif », n’a pas empêché les horribles « tortures » d’Abou Grahib et l’inqualifiable horreur de Guantanamo. Soyons sérieux : Abou GraÏb, un adjudant vicieux et malfaisant, qui ne va d’ailleurs pas jusqu’aux tortures à sang, et qui sera , lui et ses acolytes , ultérieurement dégradé et emprisonné, dans combien d’armées du monde ne voit t on pas chaque jour largement pire…lorsque les médias ne sont pas là…et les portables confisqués ?

Quant à Guantanamo devenu le symbole de l’univers carcéral, version « prison break » popularisée par Hollywood, pour 500 combattants djihadistes a peu près tous capturés aux côtés des Talibans sur les de champs de bataille Afghans, et susceptibles surtout d’apporter une mine de renseignements précieux sur les filières du terrorisme, fallait il vraiment en faire des petits saints, entouré de toutes les protections juridiques possibles et imaginables réservées aux citoyens ordinaires américains ? Les tribunaux militaires américains ne sont pourtant pas dénués de règles et de protection multiples pour les accusés. La preuve, les procédures durent déjà depuis 6 ans pour les 240 qui sont encore incarcérés.

Ces deux scandales, qui ont fait toute l’impopularité de Bush (le malheureux n’y pouvait d’ailleurs pas grand-chose) sont tellement risibles qu’on se demande encore, avec un peu de  sens commun, comment 250 millions d’américains et 500 millions d’européens on pu gober l’horreur absolue de ces deux évènements et même y croire fanatiquement.

Enfin Bush a menti sur les ADM. Alors là c’est vrai . Donald Rumsfeld a d’ailleurs dit pourquoi. Puisqu’il n’était pas question de dire qu’on voulait faire tomber Sadham parce que l’ONU ne le voulait pas, on a « inventé » une raison présentable. Et la maison blanche est certainement dans le coup. Qui aurait cru d’ailleurs que les fusées SCUD qui avaient menacé Israël 8 ans auparavant ce seraient définitivement volatilisées ? En Syrie sans doute et évacuées en urgence avant que les G’IS n’arrivent. Et le Sarin utilisé contre les Kurdes ? Disparu lui aussi ??? Encore plus difficile à comprendre. Toujours est il que n’ayant pas trouvé d’ADM, Bush est devenu le plus fieffé menteur, et cela, aux Etats-Unis, pour un président, relève de la forfaiture.Pas question d’avouer donc.

Mais venons en à Barack Obama et au rôle joué par Hollywood.

Il faut d’abord se rappeler que les héros noirs, depuis presque 30 ans, dans le cinéma américain, sont monnaie courante. Morgan Freeman bien sûr. Sympathique, généreux, profondément humain et qui plus est, humble, vieux flic courageux, hyper doué aussi, défenseur de la veuve et de l’orphelin. Mais il n’est pas seul, d’autres héros noirs et il faut bien le dire infiniment sympathiques eux aussi, constellent le cinéma américain et ses plus beaux films d’action ou d’intrigues politico judiciaires : Wesley Snipes, Denzel washington. Et bien d’autres encore.

Mais le comble du héros noir, bien sûr, on le trouve dans « 24 heures chrono ». Ici d’ailleurs les présidents blancs sont de véritables ordures alors que le président noir, héros de la série que la totalité des américains de 12 à 60 ans a regardé avec passion pendant 4 ans, lui, est un type bien, un héros au grand cœur et qui comble d’émotion pour tous, se fait lâchement assassiné comme Kennedy. Qui n’aurait envie dans ces conditions de demander bien vite , dans la vie réelle, à un président noir de revenir au pouvoir ?

N’allez pas croire que Zadig est le seul a avoir eu cette idée farfelue. On la trouve même en toutes lettres dans le New York Times du 22 janvier 2009, journal pourtant largement démocrate. Ce n’est même pas une invention de la presse républicaine !

20 janvier, 2008

democratie américaine

Classé dans : Monde — elis @ 12:00

 19 janvier 2008

Zadig qui se remettait doucement d’un voyage outre atlantique m’aborda ce soir là par une réflexion songeuse sur la démocratie américaine :

« Etonnantes ces primaires US. Par leur suspense, mais aussi par ce qu’elles révèlent du fonctionnement de ce pays qui s’approche, dans ces âpres batilles, de ce que pourrait être une démocratie idéale.

Car pour être élu il ne suffit pas d’être riche, on peut même être relativement pauvre, être parti de peu et pouvoir quand même réussir.

Il ne suffit pas non plus d’être dans les instances dirigeantes d’un des partis dominants et donc d’y avoir été introduit à un niveau convenable assez jeune et ensuite d’y avoir fait carrière pendant longtemps, ce qui est le cas de la plupart des démocraties occidentales. Qui peut postuler à la présidence ou au poste de Premier ministre en France, sinon un membre dirigeant du PS ou de l’UMP ; en Allemagne, sinon un membre dirigeant e la CDU ou des sociaux démocrates, en Grande Bretagne, sinon un membre dirigeant du Parti travailliste ou des Conservateurs ?

Mais en Amérique, ce n’est pas le cas. Il suffit d’abord de partir d’un petit état, l’Iowa par exemple, d’y investir massivement de son temps et si possible d’y avoir trouvé des sponsors, et, grâce à l’éclairage médiatique qui vous illumine brusquement vous aller pouvoir, cas d’Obama par exemple, ou de Carter il y a 30 ans, devenir un candidat qui fait irruption dans la campagne sans que l’appareil du parti, ni ne vous ai adoubé, ni même ne vous ai vu venir 6 mois auparavant. Extraordinaire tout de même !!Que l’on compare avec la bataille des chefs au sein du PS ou de l’UMP que l’on voyait venir en France depuis des années. Une exception peut être avec Ségolène qui grâce aux medias et aux nouveaux adhérents et surtout à son sexe, a bien failli réussir son hold up. Mais la comparaison s’arrête là car une fois désignée par le parti, elle devenait automatiquement la seule candidate de la gauche. Rien de tel aux Etats-Unis. Dans le camp des deux grands partis 8 à 10 candidats s’affrontent , et cette fois c’est le peuple qui entre en scène et les médias ne font en général que suivre et compter les coups.

Le cas de l’Iowa une fois de plus est profondément instructif. Voilà un tout petit Etat, 2 millions d’américains sur 300 millions. Mais 400.000 habitants de l’Iowa vont participer aux caucus, réunions publiques à heures fixes et décomptes à mains levées, où, aux primaires, bureaux de vote et votes à bulletins secrets. Dans les caucus les militants de chaque grand parti s’affrontent pour désigner leurs favoris. Rappelons  qu’au départ, dans chaque parti, il peut y avoir 10 candidats ou plus.  Chaque citoyen dont le candidat n’a pas été éliminé, plus de 15% des voix, tente de rallier les autres à venir dans son propre camp. Discussions , mouvements de groupes, déplacements et au final décomptes par groupes. Apres les caucus locaux, il y aura les caucus de comtés pour enfin désigner le nombre de sièges de représentants pour chaque grand parti au niveau des Etats. D’un Etat à l’autre d’un comté à l’autre les règles varient. Mais ce qui compte au final, c’est qu’un très grand nombre de citoyens auront débattu sur les candidats possibles pour le parti et que le processus va s’étaler sur plusieurs mois. Redoutable épreuve pour les candidats mais chances quasi égales pour tous à cause de l’extrême variété des arènes, des rebondissements incessants, du long processus de désignation et du très grand nombre de citoyens impliqués. Enfin, last but not least, les représentants au congrès sont maintenant liés par un mandat impératif. Au niveau final, les débauchages ne sont plus possibles.

Un tel système qui donne une telle importance à la démocratie directe n’est peut être pas idéal. Il avantage les candidats les plus démagogiques ou les plus populistes et les victoires gagnées sur les bons sentiments et les idées simplistes mais il est à l’inverse redoutablement efficace pour favoriser le renouvellement des équipes dirigeantes. Bien malin qui saurait aujourd’hui qui sera le successeur de Bush. Un républicain ou un démocrate certes, mais lequel ? Le Nevada et la Caroline du sud nous apporterons  peut être ce samedi 19 janvier une réponse provisoire mais certainement pas définitive.

1 janvier, 2008

RETOUR SUR LE KOSOVO

Classé dans : Monde — elis @ 19:35

  

1er janvier 2008

En mai 2005, Zadig m ’écrivit: « Je viens de voyager dans les Karpathes et  la Tansylvanie. J’aimerais comprendre ce qui s’est passé au Kosovo ».  Il  notait :

D’un côté les méchants , les Serbes, responsables dit on du génocide des kosovars. De l’autre , les gentils Kosovars et la gentille communauté internationale,apparemment unie, dépossédant la Serbie de sa souveraineté légale sur le Kosovo et allant même jusqu’à bombarder violemment les Serbes pendant 30 jours pour clairement se faire comprendre. Depuis, statu quo: Milosevics emprisonné et jugé. Les criminels de guerre Serbes traqués. Et le peuple Serbe violemment critiqué par la communauté internationale  pour ses mauvais choix électoraux récents. Les méchants sont toujours les méchants.

Ce qui est troublant, c’est que depuis l’arrêt des hostilités il y a 5 ans, 250.000 serbes ont du fuir le Kosovo et que « confrontée à la violence des extrémistes albanais, la population serbe, dans quelques enclaves, survit à l’état résiduel, privée depuis 5 ans de presque tous ses droits ». 20000 soldats internationaux, ce qui n’est pas rien, s’efforcent de les protéger, tant bien que mal. Côté Kosovar, mafias, bandes armées et vrais criminels de guerre font régner leur ordre sans que celà n’émeuve apparemment personne.

Etrange tout de même. A croire que l’ONU et la communauté internationale toute entière, se serait fourvoyée dans ses choix ou encore que la belle histoire d’Epinal qu’on nous raconte n’est peut être pas tout à fait la bonne. A quel jeu ont donc jouer l’ONU, l’OTAN, la France et l’Amérique démocrate?

***

1er janvier 2008

En ce jour de nouvelle année 2008, je rencontrais de nouveau Zadig, qui n’avait pas revu depuis son dernier passage les régions d’Europe centrale, mais qui s’interrogeait toujours sur le sujet. Qu’on en juge puisqu’il me dit brusquement un soir après dîner :

«Aujourd’hui, 30 mois sont passés et le suspense continue sur l’histoire réelle du Kosovo et ce à quoi jouent les différents protagonistes du monde occidental.

Entre temps, jugé à La haye, Milosevic s’est fort opportunément donné la mort « par accident » alors que sa « culpabilité » dans le génocide se révélait de plus en plus difficile à démontrer au tribunal de La Haye (TPY, tribunal d’exception, créé uniquement pour l’ex Yougoslavie à l’image de celui de Nuremberg pour les nazis en 1945) Il se serait trompé dans ses pilules anti crise cardiaque ! Pourquoi pas mais tout de même assez troublant.

Quoiqu’il en soit aujourd’hui l’Europe semble vouloir en finir, réclame à corps et à cri l’indépendance du Kosovo (que la Russie de Poutine bloque encore à l’ONU, solidarité avec les anciens alliés du bloc de l’Est oblige) et veut seule assurer, au lieu et place de l’OTAN, la sécurité du territoire et la protection des 10% de serbes qui  demeurent encore dans quelques enclaves.

En fait, il parait assez clair que, pas plus que l’OTAN dans les années précédentes, l’Europe ne saura empêcher l’exode définitif des derniers serbes de la province. L’Europe démocratique aura enfin ce qu’elle semble rechercher, un premier état intégralement musulman (et, dit on mafieux) de 2 millions d’habitants au cœur de l’Europe. Se posera alors la question de l’Albanie, du Montenegro, de la Macédoine, et même de la Bosnie et des risques de contagion de nouvelles revendications ethniques dans toute cette partie du vieux continent.

« Je reconnais toutefois , me dit il,que les Kosovars sont déjà seuls maîtres de leur destin et que les serbes, et pour cause, ne dirigent plus rien dans leur ancienne province depuis que l’OTAN et l’Europe les en ont chassé à coup de bombes. Du coup,on peut se demander si les solutions de bon sens ne consisteraient pas :

 

  • A étudier sérieusement la partition du Kosovo:
    • Un petit bout au Nord, de souveraineté de facto Serbe, ou l’on regrouperait, avec de fortes incitations financières, les Serbes volontaires des autres enclaves du Kosovo.
    • Le reste du Kosovo sous souveraineté de facto Kosovar, comme c’est déjà le cas. Rien à changer ici en principe. Sauf qu’il y a fort à parier que les Kosovars ne voudront pas entendre parler de céder une enclave de 10% de leur territoire au Nord

 

  •  Promesses de rattachement à la Serbie pour la zone nord, et, d’indépendance et de souveraineté de jure pleine et entière pour la zone sud, dans des délais de 5 à 10 ans, sous réserve qu’un certain nombre de conditions soient remplies en particulier par les Kosovars.

 

  • retrait des troupes de l’OTAN de ces deux régions mais maintien sur place de très nombreux observateurs internationaux.

 

  •  Enfin, condition essentielle, les anciens belligérants sont requis d’assurer eux-mêmes la sécurité et le respect des droits de tous les étrangers résidents sur leurs zones respectives de souveraineté: serbes encore restés au Kosovo ou musulmans de l’enclave nord…. s’il en reste.

 

Ce serait donc une partition de fait, non de jure, mais une partition conditionnelle, étroitement surveillée dans les deux zones par les instances internationales et avec une obligation de résultats démocratiques indiscutables et sérieux avant que n’intervienne dans quelques années la reconnaissance définitive pour le Kosovo sud et le rattachement à la Serbie pour la parcelle du nord.

Sans doute s’agit il là d’un schéma trop simple et peu orthodoxe au niveau du droit international, ou du moins de ce que l’on s’attache à présenter comme tel. Mais il aurait l’immense mérite :

 

  •  de reconnaître implicitement que les intéressés sont toujours prêts à s’entre égorger et de prendre les dispositions adéquates pour que cela ne se reproduise plus.

 

  •  de retirer 20000 hommes de troupe du Kosovo et de faire d’évidentes économies et de moyens pour l’OTAN et l’Europe en particulier.

 

  • d’éviter, pour le moment, de nouvelles revendications ethniques dans la région puisque rien ne serait acquis ni pour les uns ni pour les autres, tout restant à prouver, en particulier par les Kosovars dont on ne sait trop ce qu’ils réservent à l’Europe, fussent ils musulmans et donc fortement recommandables aujourd’hui selon le prêt à penser des gouvernements européens.

 

Au fond finit il par me dire, en soupirant de lassitude, je crois que les sociétés multiethniques sont le seul modèle qui vaille aujourd’hui et qu’on est  prêt à l’imposer par la force même quand les peuples n’en veulent pas. Allons savoir pourquoi. »

 

15 mai, 2007

La France, l’Irak, les démocraties et le moyen orient

Classé dans : Monde — elis @ 15:42

  Février 2007

En France, la cause est entendue. L’invasion de l’Irak par l’Amérique de Bush a été une guerre impériale de plus , conduite par des américains avides de ressources pétrolières et se solde aujourd’hui par un immense fiasco et un bourbier dont les américains ne pourront se retirer que vaincus en laissant derrière eux un champ de ruine, non seulement en Irak mais partout dans le Moyen Orient. Leur intervention, gigantesque erreur, n’a fait qu’enflammer un Moyen Orient, qui sans cela, se porterait sans doute comme un charme ( c’est du moins ce qu’on peut en conclure). Plus une voix en France pour dévier de cette analyse, ne serait ce que d’un millimètre.

 Alors pour mon seul plaisir intellectuel et rappeler que Zadig, dans sa « naïveté », fut aussi un ardent défenseur de la pensée de « résistance » et qu’il ne voulait penser que par lui-même, tentons ici de résister à la pensée de masse. Les responsables, « en charge », ne peuvent s’en extraire,du fait même de leurs responsabilités ou de la résonance de leurs propos et de leurs écrits et c’est un phénomène dans lequel je vois de plus en plus l’une des causes essentielles des grands drames de l’humanité, type mouvement des lumières qui conduit inéluctablement à la Terreur en 1793 ou montée vers la guerre en 1914 au nom d’un nationalisme revanchard que  personne ne peut plus contester.

Je vais donc tenter de résumer ci-dessous comment Zadig 007  voit la situation de l’Irak et du moyen Orient et comment il pense que devrait se dessiner l’avenir.

 

  • 1. Le Moyen orient, dans les 10 années qui viennent et même sans doute plus, sera encore et toujours le fournisseur essentiel de l’énergie mondiale, et donc le moteur exclusif de la croissance mondiale. La propension de cette région du monde a résisté à toute tentative de subversion par la Chine, l’URSS ou un islamisme fanatique et violent à la mode Khomeini ou des gardiens de la révolution iraniens, est donc le seul élément majeur à considérer. Sous cet angle d’analyse les risques se sont ils accrus avec la chûte de Sadham?
  • 2. Je réponds catégoriquement non! 130000 soldats US sont en Irak, 50000 au moins dans les émirats. La 6 ème flotte US contrôle non seulement le détroit d’Ormuz mais tous les mouvements de l’océan indien depuis la Corne de l’Afrique jusqu’aux abords de Formose en passant par le détroit de Malacca, ce qui assure aux énormes flottes du commerce mondial une sécurité indispensable. Un redéploiement des forces US dans le monde a été effectué, à la suite de l’intervention irakienne, qui assure désormais à toute cette région un bouclier incomparable, dont l’Europe, en particulier,précédent bénéficiaire de la protection US, n’avait plus réellement besoin.
  • 3. Du coup la sécurité des alliés de l’Amérique au Moyen orient est bien mieux assurée. Et ces alliés sont plus nombreux aujourd’hui et sans doute plus sûrs qu’ils ne l’étaient hier car confortés maintenant par une présence immédiate des forces américaines, ce qui exclut tout risque de renversement par surprise à la mode iranienne comme cela s’est produit en Iran au moment du départ du Sha. Il y a certes l’Irak qui pose encore un grave problème. Mais ce n’est pas l’explosion quotidienne de voitures piégées et le meurtre de pauvres civils qui menacent réellement le pouvoir de Bagdad tant que les américains demeurent présents. Et ailleurs, les alliés «sûrs» de l’Amérique et donc de l’Europe, sont de plus en plus nombreux et bien en place. Il y a d’abord Israël dont la présence s’impose de plus en plus comme définitive aux yeux des dirigeants arabes «modérés». Il y a ensuite les émirats (qui ne craignent plus Sadham), la Turquie,l’Egypte, la RAU, la Jordanie et la moitié des dirigeants libanais en dépit de la présence toujours menaçante de la Syrie et du Hezbollah. Il y a enfin l’Afghanistan, bien sûr avec ses zones de bandes et d’islamistes fanatiques aux bordures montagneuses du Pakistan, mais, pour autant, c’est aussi un pays qui progressivement avance vers une vie moins moyen-âgeuse qu’au cours des 50 années écoulées? Au bout du compte, cela fait beaucoup de forces de progrès dans tout le Moyen Orient. Et ce n’est pas la Syrie, acculée, enfermée, qui constitue aujourd’hui une vraie menace pour la région. Elle peut encore infiltré des djihadistes en Irak ou au Liban et leur servir de base arrière mais son rôle s’arrête là.
  • 4. Aujourd’hui même (10 fevrier 2007), un progrès hier encore impensable, a vu les frères ennemis palestiniens du Fatah et du Hamas conclure un rapprochement à l’ initiative de la RAU… en attendant sans doute que celle-ci propose à nouveau ses bons offices dans le difficile dossier Irakien.
  • 5. Le vrai problème qui subsiste dans la région c’est que le jour ou Sadham est tombé, comme partout dans le monde lorsque une dictature impitoyable s’effondre, (pensons à l’ex Yougoslavie), les conflits ethniques, longtemps étouffés par la terreur, se réveillent. En Irak, Kurdes mais surtout Chiites, ont cru leur heure venue, de prendre enfin le dessus sur leurs ennemis héréditaires. La démocratisation voulue par les américains , n’a fait que confirmer les découpages ethniques et la victoire apparente des Chiites démographiquement majoritaires. Poussés par les nations arabes sunnites, en premier lieu la RAU, les américains tentent de redonner leurs chances aux Sunnites : réintégration dans les forces de sécurité du nouvel Irak, partage des ressources pétrolières en fonction de la population de chaque zone , bonne représentation dans le gouvernement Maliki en place maintenant pour 4 ans. Y aurait il solution plus pragmatique ou plus intelligente que celle tentée actuellement? Je ne le pense pas. Les suggestions des démocrates américains ou du quai d’Orsay, de dialoguer avec l’Iran ou la Syrie pour résoudre les problèmes de l’Irak sont assurément de la plus haute fantaisie. Comment demander aux incendiaires de venir éteindre l’incendie alors que ceux-ci ont tout intérêt à ce que la région s’embrase afin qu’ils puissent jouer un rôle déterminant dans le contrôle des ressources pétrolières de toute la région-avec dissémination nucléaire à l’appui-et alors qu’ils sont plutôt actuellement isolés et sur la défensive depuis la chûte de Sadham et des Talibans en Afghanistanet que ce n’est vraiment pas le moment de les présenter comme des «grandes puissances» et comme des interlocuteurs incontournables dans la Région?
  • 6. Le vrai problème de l’Irak n’est d’ailleurs pas, selon moi, ou l’on croit. Il est d’abord aux Etats-Unis. Sans la pression des démocrates pour déboulonner les républicains et sans la caisse de résonance médiatique et les vrais succès psychologiques – en terme d’influence sur les opinions américaines et mondiales pour les rebelles (mais je préfère dire les tueurs) -que représente chaque tué US ou chaque voiture piégée qui explose en Irak, dont on nous rend compte quotidiennement avec une scrupuleuse exactitude (on se demande d’ailleurs pourquoi, pour qui et par quels canaux, car cela ne peut pas être innocent), il y a sans doute «belle lurette» que le problème serait résolu. Gageons que lorsque les forces Irakiennes pourront «muscler» leurs interventions et que les médias occidentaux ou irakiens ne seront plus là pour en rendre compte la «rébellion» sera rapidement vaincue.

 

5 avril, 2007

Irak, le conflit impossible

Classé dans : Monde — elis @ 22:49

Les américains ne peuvent pas gagner la guerre en Irak. Ils ne peuvent pas la perdre non plus.Les GI et les « tueurs/résistants » sunnites ne vivent pas sur la même planète et ne  combattent pas dans les mêmes mondes.

Les premiers sont venus là avec des matériels sophistiqués et une logistique impressionnante. Leur gouvernement voulait s’installer au coeur du moyen orient, renverser un dictateur sanglant et apporter aux irakiens paix et démocratie. Il a échoué.

Car en face, pas d’armée organisée mais des clans tribaux , durs,féroces , habitués à tuer( ils étaient la police politique de Sadham), bien à l’abri au sein de leur ethnie et encore superbement armés. Et eux savent tuer, fabriquer des engins explosifs puissants et n’ont aucune hésitation à conduire chaque jour a l’abattoir, femmes, enfants ou passants innocents. Accessoirement ils trucident aussi un ou deux GI ce qui fera immédiatement les gros titres des grands networks US et rapprochera un peu plus les démocrates américains de leur prochaine victoire à la Maison blanche. Tueurs sunnites et démocrates US sont dans cette affaire objectivement alliés. Ils visent le même objectif: éliminer Bush et retrouver, chacun sur leur territoire respectif, le pouvoir qu’ils ont du momentanément abandonner. Passe encore pour les démocrates de Nancy Pelosi ou d’Hillary Clinton.Ils sont parfaitement dans leurs rôles d’opposants dans un pays ou les luttes politiques ne sont pas tendres et ou les pouvoirs des uns et des autres sont plutôt équilibrés. Mais quid pour les malheureux Irakiens qui sont l’enjeu de cette lutte ? Et que se passera t il quand les GI repartiront? On en vient à souhaiter que le gouvernement légal écrase dans le sang les derniers bastions Sadhamistes(ce qu’évidemment les GI ne peuvent pas faire,l’Amérique n’est pas la Russie en Tchétchénie) et ,sache ensuite donner tous leurs droits aux sunnites dans le cadre de la Constitution actuelle qui respecte parfaitement les droits de chaque ethnie et de chaque région, notamment pour l’attribution des ressources pétrolières.

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