26 juillet, 2012

problèmes français

Classé dans : France — elis @ 21:36

Zadig affichait ce jour ci une froide détermination en me déclarant
« La France a deux problèmes essentiels qui la minent et qui risquent, si rien n’est fait, de la conduire à la catastrophe :
• Une immigration massive mal intégrée
• Un secteur public surdimensionné qui étouffe ses forces créatives
Sur aucun de ces fléaux majeurs la classe politique ne peut apporter de réponse crédible :
• La gauche, parce qu’elle en vit et prospère sur les deux électorats banlieue et secteur public qui sont la base de son corps électoral.
• La droite UMP, parce qu’elle se refuse à voir ces deux sujets et, surtout , qu’elle craint d’en parler.Electoralisme bien compris sans doute.
Or pourtant ces fléaux sont bien réels.
Regardons les de plus près.
1. Et d’abord l’immigration
Depuis 60 ans les couches successives générationnelles ont introduit en France, avec le droit du sol, 15 à 20 millions de français « exogènes », principalement d’origine Maghrebine et Afrique sud saharienne. Pas de statistiques ni d’études fiables sur ce sujet naturellement. En avoir ferait le jeu du FN. Implantée dans les banlieues et les zones dites sensibles, donc ghettoïsée, cette immigration de masse, en dépit des milliards et des sommes colossales investies dans ces zones ( stades, piscines, espaces verts, tours et logements sociaux rénovés) n’a pu être correctement intégrée :
• Assistance généralisée coûteuse
• Scolarisation catastrophique
• Bataillons de chômeurs, l’école ne formant pas suffisamment et, donc, une population castrée des deux sources majeures d’une intégration réussie, l’école et l’emploi
• Insécurité et zones entières de non droit ou la police ne peut pénétrer sauf en opérations coup de poing
• Drogue et trafic en tous genres
• Et ,surtout, communautarisme grandissant et implantation inévitable de l’islam en France, très probablement la 1ere religion de France et non la seconde comme le disent pudiquement les experts, mais là non plus, pas de statistiques fiables.
• Un exemple de cette immigration cancer : la polygamie islamique qui permet à un même père musulman de faire bénéficier 3 ou 4 de ses épouses, et leur 3 ou 4 enfants chacune, des largesses des prestations familiales. De pauvres femmes seules qui doivent être aider au regard du droit français.
Tel est le bilan et il est particulièrement inquiétant car la France perd son âme et son unité et la juxtaposition de ces immenses disparités culturelles et économiques ne pourra créer que des problèmes.

2 le secteur public
Lui aussi pose problème et un sacré problème. Avec 56% du PIB il dépasse le secteur marchand, seul créateur de richesse, en importance et son financement, par l’impôt, et de plus en plus largement par l’emprunt, nous conduit dans des eaux particulièrement tumultueuses.
Rappelons les chiffres : près de 90 milliards chaque année non financés par les impôts ; et pourtant les taux de prélèvements obligatoires les plus élevé d’Europe , à 45% du PIB alors que la moyenne de l’OCDE se tient dans les 35%.Les conséquences de ces dérèglements sont gravissimes :
• Des emprunts massifs chaque année qui nous rendent totalement dépendants du bon vouloir des prêteurs internationaux et qui explosera la dette et le déficit budgétaire quand les taux remonteront.
• Une dette de 1800 milliards qui a doublé au cours des 5 dernières années
• Un Etat providence avec ses millions de bénéficiaires dont les derniers jours sont comptés, ce qui laisse présager de graves problèmes pour les populations les plus pauvres si on ne commence pas rapidement à puiser dans les poches des nantis du secteur public
• Une baisse alarmante de la compétitivité des entreprises françaises dont les impôts sont supérieurs à leurs concurrents notamment européens
• Une dégradation de notre commerce extérieur qui s’aggrave chaque année, 80 milliards de déficit en 2012
• Et ,bien entendu une insuffisance de l’investissement productif, les grands groupes préférant s’implanter à l’étranger pour préserver leurs marges et les PME ne pouvant avoir accès aux sources de financement largement préemptées par le secteur public
En conclusion un secteur public prédateur qui consomme l’essentiel de la richesse nationale et dont le rapport cout/efficacité est particulièrement médiocre sans doute. Mais, là encore, on manque de statistiques .Même dans les secteurs considérés comme prioritaires par la nouvelle majorité socialiste, Education Nationale et Police , il semble bien, qu’à populations gérées identiques, les effectifs dépassent largement ceux des pays voisins.

3 Aucune réponse politique sur ces questions

Et les solutions ? On n’en voit pas se profiler à l’horizon car aucune des forces politiques en présence ne veut aborder ces problèmes majeurs
A- LE PS est dans l’inconscience et l’incantation démagogique. Il faut taxer les riches ! Mais où sont les riches ? Ceux dont il ne parle surtout pas ce sont ses bataillons d’électeurs, les protégés du secteur public. Des carrières confortables , la sécurité assurée, pas de licenciements et une bonne retraite (plus favorable que celle du privé) en fin de carrière pour de nombreuses années à vivre avec l’allongement de la durée de vie. C’est évidemment là qu’il faudrait taper pour commencer à rééquilibrer les caisses de l’Etat.
Mais le PS a trouvé mieux. Il va recommencer à ponctionner les entreprises. Fin du projet de TVA sociale, retour partiel sur la réforme de la taxe professionnelle, fin partielle du régime favorable des heures supplémentaires. Apparemment le PS ne sait toujours pas ce qu’est une économie moderne ni que c’est le secteur marchand qui crée la richesse dont le secteur public peut ensuite disposer.
B-L’UMP est écarté du pouvoir pour les cinq prochaines années. Mais elle non plus n’a pas compris grand-chose, ou plus précisément refuse de parler des problèmes qui minent la société française. Timide sur l’indispensable réduction du gigantesque secteur public, elle s’est encore montré plus réservée sur le problème des banlieues et la montée du communautarisme. Elle n’a pas vu que la population française de souche, au contact des vagues massives de l’immigration, souffrait de plus en plus d’un déracinement culturel et de conditions de vie difficiles alimentées par la hausse du prix des transports, l’insécurité croissante et le menaces sur l’emploi dans le secteur concurrentiel. C’est cette population, qui souffre réellement, qui a voté Front National, et, c’est elle que l’UMP ignore en lui refusant une représentation parlementaire et une expression politique de ses problèmes, qu’un simple accord de désistement au profit du mieux placé , entre l’UMP et le FN, aurait largement suffit à assurer. Pire, l’essentiel de l’appareil politique du « grand parti de droite » continue à déclarer que c’est la dérive droitière de Sarkozy et de Buisson qui les a fait perdre alors que c’est exactement le contraire. Aucun lueur de compréhension donc dans ce camp des tenants de « l’humanisme centriste » dont on peut légitimement se demander s’ils ne sont pas, soit des alliés volontaires du PS, soit de parfaits idiots, soit des imbéciles heureux beaucoup trop gâtés par la vie pour voir la réalité de la société française. La vérité c’est aussi que le grand parti de droite a peur de son ombre et qu’il sait qu’il déclanche la tempête et risque l’implosion s’il se met à parler de ces problèmes. Donc il la joue prudent et ne fait rien.
Quelle que soit la réponse à cette légitime interrogation il apparaît clairement que la plupart des grands caciques de l’UMP (Juppé, Fillon, Pécresse, NKM, Baroin, Raffarin, etc…) sont tous opposés à un recentrage à droite. Ils sont centristes jusqu’au bout des ongles et ne changeront pas d’un iota leur stratégie d’exclusion du FN, dussent ils être sortis des chemins du pouvoir pour encore de nombreuses années. Y aura-t-il une scission de l’UMP ou , aux prochaines élections internes du parti en Novembre , une consécration de l’aile Coppé et, si c’était le cas que ferait Coppé vis-à-vis du FN ? et s’il change la voie actuelle que feront les centristes ? Ce sont toutes les questions qui se posent et qui seront intéressantes à suivre.
Personnellement je doute que l’UMP devienne jamais un véritable parti de droite mais ,plus probablement,demeure le véritable parti centriste social démocrate qu’il est, idéologiquelent très proche du parti socialiste, étatiste, enarque et pro fonctionnaire dans l’âme. Aucune chance , tout comme le PS , qu’il puisse jamais s’attaquer aux deux vrais cancers qui vont continuer à miner la France.

22 octobre, 2011

la double imposture de l’Euro

Classé dans : France,Monde — elis @ 15:40

Zadig,toujours aussi férocement remonté sur la crise tenait absolument, en cette
belle journée d’automne, à me parler de ce qui apparaissait à ses yeux comme la
double imposture de l’euro.

Il me tint les propos suivants.

« Il est évident que l’Euro tel qu’il a été conçu était une erreur.
Aligné sur le mark, il a permis à l’Allemagne   de concurrencer durement tous les pays sans réforme sérieuse, telle la Francedepuis 30 ans. Nos charges sur les entreprises, depuis  10 ans, étaient bien plus lourdes qu’en Allemagne mais pas moyen de rétablir notre compétitivité avec des dévaluations,comme on le faisait très régulièrement avant l’euro. Donc les échanges extérieurs français avec l’Allemagne se sont fortement dégradés . Et toute l’Europe du sud s’est
trouvée probablement dans le même cas, sans même parler de la Grèce qui vivait
avec une monnaie forte sans avoir la moindre entrée fiscale sérieuse pour
couvrir ses belles dépenses. Première imposture majeure.
Et dans le même temps, l’Euro s’est révélé  un vrai « pousse au crime » avec la possibilité d’emprunter sur les marchés internationaux auxmêmes taux, extrêmement faibles, que l’Allemagne. Bien entendu les politiques de tous bords et de tous rangs (Etat et collectivités territoriales en France parexemple) s’y sont engouffrés  avec le même enthousiasme (comment renoncer à de l’argent gratuit quand on sait qu’avec lui on aura toutes les chances d’être réélu) et le résultat que l’on sait : 30% du budget de fonctionnement de l’Etat français financé par
l’emprunt et des tonnes d’emprunts toxiques dans les budgets , là aussi, souvent de fonctionnement, des collectivités locales françaises. Deuxième imposture de taille sur cet Euro dont on nous vante tous les jours les bienfaits irremplaçables.
A s’en tenir aux deux impostures rappelées ci-dessus force est de constater que l’Euro aura  été une mécanique infernale, intrinsèquement perverse.
Et pour s’en sortir aujourd’hui, dans cette Europe surchargée de dettes, un seul moyen.
Surtout pas le FESF qui ne fait qu’augmenter lacharge déjà insurmontable des emprunts et alors que les pays qui peuvent les rembourser et aider les défaillants, sont de moins en moins nombreux.
Surtout pas non plus la planche à billet de la BCE à la mode du couple infernal Bernanke/Obama.
Ce serait le meilleur moyen de relancer l’inflation avec les matières premières qui n’attendent que cela, et un taux d’inflation déjà à 2% en dépit du tiers de notre consommation ( toujours dans le cas français) reposant  sur des produits importés à bas prix.
Non, il ne reste vraiment qu’un seul moyen. Créer un véritable gouvernement économique européen doté de pouvoirs réels. Exiger, dans l’avenir, la règle d’or partout  pour tous les acteurs publics, et, pour ramener progressivement les budgets et les dettes « dans les clous »,
demander à des experts indépendants les mesures appropriées à proposer aux
politiques ( dont on pourrait rêver qu’ils soient, pour une fois, unis dans
l’adversité), pour  préciser  les grands objectifs que ceux-ci auraient fixé..
Et ceux-ci sont assez évidents : sauvegarde et renforcement des entreprises , forte
solidarité entre les « pauvres » et les « riches », le plus dur étant de savoir où commencent les « riches », nettoyage et rigueur dans les services publics et vrais efforts pour tous ceux qui peuvent le supporter .
Que faut il faire de sérieux dans l’immédiat pour sauver l’Euro ? Là non plus il n’y a
pas 36 moyens.
1.     Mettre la Grèce en faillite et demander aux banques européennes d’effacer leurs dettes grecques au niveau préalablement décidé, au moins 50%, mais plus  probablement 80%.
2.     Sortir la Grèce de l’Euroavec promesse d’y revenir dès qu’elle sera rétabblie.
3.     Dévaluer dans tous les pays du sud,France comprise, par rapport au DM et donc avoir 2 euros, celui du nord et celui du sud
4.     Laisser chaque pays venir en aide à ses banques selon des modalités  sui generis…nationalisations, taux d’aide publiques, banques concernées etc…A chacun de faire au mieux selon le contexte local et l’état de ses banques.( A noter qu’une première étape sérieuse semble être en train de se décider, puisque l’Allemagne demanderait à la France de commencer par recapitaliser sesbanques avant tout  renforcement des
moyens du FESF).
5.     Instaurer un vrai pouvoir économique européen qui surveillera les comptes publics des membres et aura le pouvoir deles autoriser ou non.
On peut douter que nos chers dirigeants soient en mesure de sortir des mesures aussi
radicales, d’autant plus que de multiples obstacles réglementaires , juridiques et constitutionnels devraient sans doute être levés.
Mais qu’importe nous l’aurons dit.
Et tant que tout ceci ne sera pas fait la crise continuera et l’Euro continuera à faire
trembler l’Europe et le monde»
Ainsi parlait Zadig en ce beau mois d’octobre 2011.

1 août, 2011

La France, le chômage, l’Euro

Classé dans : France — elis @ 10:36

Zadig était ce jour là d’humeur vindicative. En voyant
remonter le chômage en France et ayant pris connaissance des décisions
européennes sur la Grèce, il pestait.

Le chômage :

Tout le monde connaît les handicaps français

  • Un droit du travail parfaitement anachronique qui permet l’embauche mais
    stérilise les licenciements quand la conjoncture se retourne …même si,
    avec « la rupture par consentement mutuel », on a enfin fait un
    premier pas bienvenu. Bravo la droite.
  • Des taux de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés du monde et qui
    handicapent toutes les entreprises françaises face à leur concurrents
    européens ou mondiaux. Evidemment il faudrait transférer une partie de ces
    charges sur la TVA. Mais on ne le fait pas.
  • Une très large insuffisance de mesures incitant l’épargne et le capital à
    s’investir massivement en France, en particulier dans les banlieues (l’ISF,
    quelle gigantesque bêtise)
  • Enfin, et c’est tellement évident, comment un pays qui a instauré les loisirs et
    le repos en dogmes absolus peut il redresser sa balance des payements et
    se montrer un peu plus agressif dans ses exportations et sa croissance sinon
    en travaillant plus et en abandonnant ses sacro saintes vacances scolaires
    de 4 mois et plus? Il faudra, bien sûr, procéder par étapes, mais il faut
    progressivement revenir aux 40 heures,ramener les vacances scolaires à
    trois mois et instaurer la retraite à 65 ans comme quasiment partout en Europe.
    Le reste n’est que billevesées et replâtrages de circonstance qui ne
    résoudront jamais rien.
  • Ces mesures de bon sens, les français, dans leur for intérieur, en pleine
    période de crise, seraient peut être prêts à les accepter en partie. Le
    problème c’est qu’aucun homme politique ne se risquerait à les inscrire à son
    programme et certainement pas les candidats que l’on aura pour 2012. L’heure
    du « sang et des larmes » est pourtant venue et ce n’est pas les
    perspectives de l’Euro qui me contrediront.

L’Euro et la sortie
de crise

  • Avec l’Euro, gouvernements et banquiers prennent véritablement les gens pour
    des imbéciles. L’Euro avait trois avantages, pour les politiques, pour les
    banquiers surtout et aussi pour l’Allemagne.
  • Avantage N° 1, respectable, faciliter les échanges et mouvements de fonds dans la
    zone
  • Avantage N° 2 : S’appuyer sur la puissance allemande pour conforter cette
    monnaie dans le monde
  • Et ainsi, 3° avantage majeur, pouvoir emprunter à des taux très faibles le DM
    servant de référence implicite. Malheureusement les hommes politiques en
    ont usé et abusé sans que la moindre discipline ait été instaurée. Et
    depuis 2008 en jetant par-dessus les moulins les disciplines de Maastrich.
    C’était tellement tentant.  Plein d’argent pas cher pour les politiciens et de majestueuses commissions à n’en plus finir pour les banquiers.
  • Le problème, on faisait ainsi disparaître tous les mécanismes d’ajustement
    habituels et notamment les dévaluations pour les cigales impécunieuses.
  • Aujourd’hui, on en est là ! des dettes énormes partout et l’impossibilité absolue
    de pouvoir jamais les rembourser.
  • On en est même encore à emprunter tant et plus pour ne pas voir la vérité en face et  faire durer l’agonie . On ne fait que reporter le problème en l’aggravant. Plus dure sera la chute.

Alors que fallait il faire ?

  • Tout simplement laisser les marchés régler le problème au lieu et place des
    gouvernements. Certes nos chers banquiers auraient du passer pas mal de
    provisions pour pertes et certains d’entre eux auraient du mettre la clé
    sous la porte mais les gouvernements étaient là pour garantir les dépôts
    des épargnants
  • Et enfin, pour tous les pays du « club med », il fallait sortir au
    plus vite de l’Euro, fortement dévaluer pour relancer l’export et ajuster
    les changes aux réalités économiques de chaque pays quitte à recréer un
    nouvel Euro ensuite.
  • Bien sûr il y avait une autre solution plus noble et infiniment plus
    souhaitable : créer un véritable gouvernement économique de l’Europe
    avec pouvoirs fiscaux et budgétaires véritables. Mais de cela personne
    n’en veut vraiment. Il faudra attendre la faillite et sans doute encore
    une ou deux décennies pour que cela se fasse….espérons le !
  • « Ainsi parlait Zadig »

13 février, 2011

vacances gouvernementales

Classé dans : France,Non classé — elis @ 11:20

 Zadig était en verve ce matin et il me dit :

 

J’ai toujours été choqué par ces vacances prolongées des équipes gouvernementales. Sans doute conseillées par leurs médecins et leurs psychiatres pour décompresser. Idem pour leurs joggings matinaux. Mais franchement la tâche est tellement énorme qu’ils feraient mieux de faire des séminaires de brain storming et de remue méninges collectifs, puis de délibérer  et de travailler en équipe pour décider de ce qu’il y aura de mieux à faire, après les fêtes, et de ce qui serait le mieux pour le pays et, même, pourquoi pas, le mieux pour se faire réélire.

Mais ce n’est pas ce que font les gouvernants français. Dommage.

Mais de là à trouver que leurs vacances au Maghreb invités par Ben Ali ou Moubarak sont scandaleuses, il y a un pas que toute la gauche, et une bonne partie des medias qui les soutiennent, ont franchi allègrement, et on comprend bien pourquoi. On le comprend même parfaitement .C’est pain béni pour eux qui n’ont rien à proposer et c’est un pas de plus, inappréciable, pour  leur main mise progressive et irrésistible sur les collectivités locales, à grands coups de clientélisme (30% de plus de fonctionnaires locaux en dix ans) et qu’importe les emprunts qui ne seront jamais remboursés, on demandera à l’Etat de combler les vides au nom de la solidarité nationale. Ce sera d’autant plus facile à faire si le Senat est conquis à l’automne et  la présidence de la république de 2012 aussi dans la foulée. Bien joué donc pour tout ce que la France de gauche compte de stratèges et d’habileté à dénoncer la France de droite et donc des riches.

L’UMP a tout de même avancé quelques arguments du genre :

Fillon ne va pas prendre son billet de 2° classe sur Air France pour aller en Egypte. Il est le chef du gouvernement français et ne serait ce que pour de simples raisons de sécurité, il devait suivre les règles du protocole et ne pouvait voyager comme tout le monde. Sur Fillon, la gauche s’est d’ailleurs très vite calmée.

Mais là n’est pas l’essentiel. L’essentiel, nous n’avons pas de statistique sur le sujet, c’est que probablement une grande partie des responsables de gauche ou des medias, tout comme une bonne partie des classes moyennes ou supérieures a du faire exactement la même chose que MAM et Fillon. Partir aussi pour huit ou dix jours sous des cieux plus cléments, Maldives, caraïbes ou Maghreb et parfois plus loin, carrément dans l’hémisphère sud. Car grâce à la mondialisation et aux tarifs très bas de l’hostellerie tout confort des pays plus chauds que le nôtre, en décembre, presque tout le monde peut se le payer à partir des classes moyennement supérieures en France. Combien d’avocats, de médecins, de fonctionnaires moyens ou supérieurs, fussent ils de gauche, sous ces cieux plus cléments ? des myriades sans doute.

Et ce que l’on peut au moins remarquer c’est que ceux là n’auront pas eu à tenir leur rang comme auront du le tenir, les membres du gouvernement, car eux ne pouvaient pas se tenir incognito. Raisons de sécurité et de politesse vis-à-vis de n’importe quel pouvoir les accueillant, autocraties ou pas, ils devaient au moins accepter discours officiels, réceptions idem et surveillance de leurs propos et autres multiples contraintes. Le pouvoir, même éphémère, a de multiples contraintes qu’on ne mesure pas toujours, même si l’on en tire le sentiment d’être parmi les puissants, les riches et de faire partie de la jet society. Mais combien y en a t il à gauche ou dans les medias de ce style ? Sans doute au moins autant que dans l’UMP mais eux on ne leur reproche rien car nul journal satyrique et fort peu de journalistes viendront leur demander des comptes. C’est normal car,eux, ils sont pour les pauvres.

Moi, me dit Zadig, je n’envie pas les gens du gouvernement qui voyagent. Je suis plutôt pour des vacances avec Fram et tous les autres voyagistes. Pas de stress. Pas de protocole. Et de franches rigolades avec les amis.

Fillon aurait pu aussi prendre un billet avec Fram pour aller à Assouan . Il aurait d’ailleurs vu la même chose que tout le monde. Ni plus ni moins. Mais par contre, avec Moubarak, il a du tenir son rang , faire des discours, paraître . Le voyageur lambda des voyagistes est plus cool et se repose sans doute beaucoup plus.

 

Mais tout cela est sans compter avec le goût du pouvoir et de la richesse qui tarabuste la majorité des êtres humains….quand ils ont réussi. L’esprit reptilien et animal nous guide encore et les « puissants » encore plus, comme aux premiers temps de l’humanité. Il faut bien qu’il y ait une différence dans le mode de vie entre le riche et le pauvre. Vive donc les vacances au Maghreb chez les puissants et bravo à la gauche qui a su récupérer le morceau pour le plus grande joie mais aussi la plus grande exaspération du bon peuple de gauche qui votera pour elle aux prochaines élections. L’essentiel est bien de regonfler ses partisans et qu’importe le fond.

15 décembre, 2010

KARACHI

Classé dans : France — elis @ 16:56

 Zadig, depuis quelques jours, s’interrogeait sur le brusque silence qui s’était abattu sur le dossier « Karachi » qui avait pourtant éclaté comme une bombe fin novembre. Et il me dit : curieux tout de même ! Pourquoi ce silence ? Bon, je vais tenter une explication. Et du coup je m’installais pour l’écouter confortablement, craignant que ce soit un peu long.

Il semble acquis, me dit il,  que pour vendre des armes dans le monde, il faut corrompre. Troisième ou 4° vendeur du monde, la France ne doit pas échapper à la règle. Elle corrompt certainement. Dix à 12% de commissions occultes doivent être les sommes à verser aux intermédiaires et aux gouvernements ou dirigeants étrangers pour qu’ils achètent nos armements. II a du en être toujours ainsi. Considérons donc que les commissions font partie du jeu et qu’elles sont consubstantielles aux ventes d’arme. Quant aux  rétro-commissions elles ne doivent pas être loin non plus. Les sommes en jeu sont tellement énormes qu’il doit être tentant pour les instigateurs, les dirigeants ou les intermédiaires français de s’en approprier une toute petite part, 0,1% par exemple en s’entendant avec les acheteurs ou leurs intermédiaires. Mais 0,1% de 5 ou10 milliards d’€ cela fait une jolie somme. Et difficile de s’en priver quand c’est pour la bonne cause, la victoire de son camp par exemple à la prochaine joute électorale. Qui se souvient des frégates de Taïwan et des jolies chaussures de Roland Dumas ? Alors Mitterrand, Balladur, Chirac et même Pompidou sans doute ont du avoir recours à ces facilités de trésoreries. Elles devaient être logiquement au cœur de notre statut de vendeur d’arme mondial.

 

Dans l’affaire de Karachi que sait on ?

 

  •  qu’il y a eu des comptes au Luxembourg pour régler ces commissions et peut être aussi des rétro-commissions.
  • Que François Léotard  et Sarko, respectivement ministres de la Défense et du Budget de Balladur ont du approuver les commissions que la DCN proposait de verser au Pakistan pour la vente de deux sous marins, ce qui doit correspondre aux procédures habituelles dans ce genre de transaction. Nous n’en savons rien mais on peut le supposer.
  • Que ces contrats d’armement doivent s’exécuter le plus souvent sur plusieurs années
  • Que dans les contrats pakistanais et Arabie saoudite, Balladur ,1° ministre, avait imposé deux négociateurs libanais.
  • Que le contrat pakistanais n’était sans doute pas encore clos quand Chirac à demander la cessation des Commissions parce qu’il soupçonnait peut être une source de financement pour Balladur, grâce à ses négociateurs libanais et aux rétro-commissions possibles, et qu’il voulait l’en priver.
  • Qu’un haut fonctionnaire chargé de contacter la DCN pour lui demander d’exécuter la décision présidentielle aurait déclaré que la DCN aurait dit qu’il pouvait y avoir un risque si les paiements étaient interrompus.
  • Le 23/11/10 on a appris qu’un dénommé Boivin, administrateur de Heine, l’une des deux sociétés luxembourgeoise mandatée par Balladur, aurait exercé un chantage possible auprès du gouvernement Chirac, avec Juppé 1° ministre, et qu’on aurait pu lui verser 8 millions d’€ en 2009 pour qu’il se taise. Tout cela provenant d’insinuations médiatiques mais pas de déclarations de témoins.

 

On en est là ! A supposer que tout ceci soit bien confirmé, qui faut il incriminer et rendre responsable de la mort des 11 français ? Bien entendu Chirac s’il s’avérait qu’un lien puisse être établi entre l’attentat et l’ordre d’arrêter le flux des commissions. Mais à notre humble avis, on ne pourra jamais en être sûr et encore moins le prouver.

Quant à Sarko et Léotard , il devrait être facile de savoir si les procédures d’approbation des commissions sont bien celles que nous supposons. Et, dans ce cas, évidemment, Sarko devrait être blanchi car ces commissions étaient parfaitement légales (Il semble qu’elles ne le soient plus depuis 2000 ??? Mais comment va-t-on faire pour vendre des armes ?). Les rétro-commissions, elles, en 2000, n’étaient pas légales. Mais sauf Villepin qui affirme avoir eu l’intime commission qu’il y en avait, on n’en sait rien. Voir tout de même ce qu’a dit Millon. Il a été plus loin que Villepin en affirmant à Van Ruymbeke qu’une enquête de la DGSE, en 1995, avait établi qu’il y avait bien eu des rétro-commissions dans le contrat des 2 sous marins Angusta. Pour qui ? C’est ce qu’il n’a pas dit. A suivre donc sauf si, par craintes de représailles collatérales, nos hommes politiques n’ont pas décidé qu’il valait mieux en rester là. Ce en quoi ils n’auraient pas forcément tord. Toute vérité n’est pas bonne à dire. Et la presse française le sait fort bien aussi. Voir la prostate de Mitterand ou sa fille adultérine et bien d’autres secrets de polichinelle qu’elle n’a jamais divulgué.

Et Zadig de conclure : Je parierais donc que l’on va en en rester là et qu’on ne reparlera pas de si tôt de cette douloureuse affaire.

12 novembre, 2010

Le tournant du quinquennat, après les retraites le chômage

Classé dans : France — elis @ 20:01

 

Le tournant du quinquennat

Après les retraites, le chômage

 

Zadig était ce jour d’humeur badine. Il soliloquait sur la France et ses multiples tares, fort heureusement souvent plus psychologiques que réelles, et il se demandait pourquoi le problème du chômage structurel ne faisait jamais l’objet d’un diagnostic sévère et d’un thérapeutique tellement évidente qu’il suffisait de l’énoncer pour savoir que, déclancherait elle des cris d’orfraie immédiats dans toute la France socialisante, elle n’en apparaitrait pas moins comme le seul remède sérieux qui finirait peut être par entrer dans les têtes de bois de la France parlante et pensante, qui nous abreuve tous les jours d’informations insignifiantes ou fumeuses, et qu’en tout cas les français qui ne sont pas idiots, comme ils l’ont déjà fait pour les retraites, finiraient peut être par y adhérer.

Le moment paraissait d’autant mieux choisi qu’après la modeste réforme des retraites- mais réforme quand même- le gouvernement Sarko 2 devait dans la continuité annoncée et revendiquée de sa politique de réforme, poursuivre pendant deux ans encore des réformes courageuses et indispensables à la France pour que cette belle nation rentre enfin dans le XXI° siècle .

A vrai dire ce qu’on nous susurrait comme réformes « courageuses » était évidemment du plus fadasse : ouvrir le chantier de la dépendance, améliorer la médecine de proximité, réforme de la justice (sic) etc…Evidemment rien de bien sérieux dans tout cela et rien qui soit susceptible de commencer à transformer en profondeur la société française. Pensez donc on songeait même parait il à supprimer le bouclier fiscal. Bel exploit ! A vrai dire toutes ces mesures évoquées seraient d’abord électoralistes . On en remettrai une couche pour s’attacher quelques électeurs de plus en 2012. Réalisme politicien bien sûr. Mais rien d’une vraie politique de réforme courageuse.

Alors me dit Zadig, revenons à nos moutons, imaginons que nous soyions un Sarko un peu fou, détaché des sondages et habité du seul sens de sa mission d’intérêt général et prêt aussi à secouer sa majorité et ses équipes.

Et comme toutes les enquêtes d’opinion révélent que la préoccupation N° 1 des français est le chômage, autant s’y attaquer franchement et expliquer une bonne fois pour toutes aux français pourquoi il y a un chômage structurel incompressible de 10% dans le beau pays de France et quelles en sont les causes évidentes mais toujours dissimulées parce que non politiquement correctes.

Il y a cinq leviers sur lesquels œuvrer  pour se retrouver dans des taux de chômage, hors période de crise, aux alentours de 5% comme dans la plupart des autres pays occidentaux : les financements, le droit du travail, les prélèvements obligatoires, les indemnités chômage, les banlieues.

 

 

  1. commençons par le financement c’est le plus simple : les classes moyennes et supérieures françaises passent leur temps à investir dans l’immobilier et dans l’assurance vie, tous deux assortis d’avantages multiples. C’est bien beau mais pas très productif pour créer des emplois, sinon dans le bâtiment mais aucun chômeur ne veut y travailler. Trop dur ! Alors revoyons la copie et proposons des avantages fiscaux nombreux et multiples pour investir dans les entreprises. Au passage, évidemment abolissons l’ISF et faisons comme tous nos voisins, attirons l’épargne en France plutôt que nous évertuer à la faire fuir ! Elémentaire mon cher Zadig.

 

  1. Ensuite le droit du travail, tellement génial en France que lorsqu’ on a embauché quelqu’un on ne peut plus le licencier. C’est évidemment absurde car l’économie est faite d’a coup, d’impondérables, de bonnes et de mauvaises surprises et si tout va bien aujourd’hui, rien ne prouve qu’il en sera de même demain quelque soient les talents du créateur. Créer une entreprise c’est prendre un risque et il faut pouvoir aisément s’adapter en cas de récession, de malchance ou d’erreur. La souplesse pour « dégraisser » doit être la première des priorités à offrir aux entreprises de France. En économie concurrentielle, même si beaucoup de secteurs s’arrangent pour créer leurs petits monopoles parfaitement protégés, il y en aura beaucoup d’autres, s’ils veulent vivre avec leur temps et être performants, qui devront l’accepter et surtout en jouer. Un exemple, si Free n’avait pas existé, on paierait encore le téléphone 50% plus cher et si Ryanair s’en va de Marseille, les usagers d’Air France ou de ses filiales finiront bien, quelque part, par payer leur billets d’avion plus chers qu’avant. Les syndicats concernés ne sont pas idiots. Ils savent très bien que leurs monopoles ce sont les multiples avantages de leurs mandants protégés. Et quand la justice leur donne raison, parce que le droit français est ainsi fait, ils savent qu’ils ont eu raison d’agir là ou ils sont sûrs de gagner. Il faut donc relooker sérieusement les conditions des licenciements et les conditions d’application du droit social en France.

 

  1. On ne peut pas avoir les prélèvements obligatoires parmi les plus élevés du monde et espérer en outre que nos entreprises auront le pied léger. De 45% de prélèvements il faut descendre à 35% comme la plupart des autres dans le monde occidental. Et pour se faire, il faut déjà commencer par sortir des charges des entreprises tout ce qui n’a rien à y faire , comme par exemple la politique familiale, qui doit être financé par les impôts. L’entreprise ne doit supporter que ce qui concerne ses employés. Et comme cela ne suffira pas pour passer à 35% il faut aussi que les services publics trop lourds et dispendieux soient sérieusement dégraissés, que la sécu soit mise en concurrence et que la CNAV arrête de subventionner les régimes spéciaux etc, etc, on n’en finirait plus d’énumérer tout ce qu’il faudrait faire pour ramener les prélèvements à 35 % !

 

  1. Les indemnités des chômeurs : elles doivent exister mais elles ne doivent pas dispenser de chercher du travail et elles ne doivent pas être éternelles. Pourquoi chercher un job légal quand on peut, avec le chômage plus un ou plusieurs boulots au noir, gagner nettement plus qu’un « smigard » et garder en plus toutes ses aides sociales diverses ; alloc logement , de femme seule, d’assistance truc machin, etc…Ils sont combien en France à vivre dans ce chômage confortable ? pas des millions mais tout de même pas mal.

 

 

  1. Enfin les banlieues. Notre mine de richesse et de jeunesse est là, et pourtant ils sont quasiment tous sans emploi. Alors là, surtout pas de fonctionnaires ou de bureau d’emploi pour régler le problème. Demandez aux boites américaines ou anglaises ou autres, et même françaises, d’y venir  moyennant régime de zones franches avec franchise d’impôts mais aussi du droit social français. Des boites qui se créent en trois heures comme à Londres, qui peuvent embaucher et licencier sans contrainte et des capitaux exemptés de taxes. Il ne faudra pas longtemps, quitte à payer un droit aux caïds du coin, pour qu’une vie économique foisonnante s’installe très vite dans les cités. Multiples petits boulots mais aussi bases privilégiées pour des activités à vocation hors banlieues en France et même à l’export. Il y en a déjà. Et on trouve dans les banlieues des réseaux de connexion tout fait pour l’Afrique et le Moyen orient.

 

Alors messieurs de la majorité, à l’aube d’un deuxième souffle pour le quinquennat présidentiel, exigez du futur gouvernement resserré qu’il ne se contente pas de regarder les sondages mais plutôt qu’il s’en fiche royalement, qu’il prenne tous les risques et qu’il se lance enfin dans une vraie politique de réformes indispensables qui redonneront un peu de tonus à l’économie française et qui la sortiront de ses archaïsmes marxistes de 1945 ou l’ennemi de classe et le mouton à tondre était avant tout le secteur privé et l’entreprise capitaliste, le secteur public étant la solution à tous les problèmes. Les socialistes, s’ils reviennent au pouvoir dans deux ans, pourront toujours tout remettre en cause et redemander aux « riches » de financer leurs merveilleux secteurs publics….qui n’ont qu’un inconvénient. Ils côutent cher, ils ne rapportent rien et il faut les financer. Alors point trop n’en faut. Juste le nécessaire.

12 octobre, 2010

la politique pour les nuls

Classé dans : France — elis @ 15:40

 

Zadig était content. Il était arrivé à une synthèse qu’il considérait comme puissante et définitive sur la bonne façon de comprendre la politique. Compte tenu des mots à la mode en ce  temps, il avait décidé d’une appellation attrape tout : « la politique pour les nuls »

 

La politique me dit il ? C’est simple.

Il y a la gauche et la droite

A gauche on est généreux, idéaliste, on veut changer le monde en bien pour que tout le monde soit beau, riche et bien portant et que tous ces bienfaits soient idéalement répartis ; pas de pauvres et encore moins de trop riches. Tout le monde pareil. C’est le rêve communiste et socialiste.

A droite on est des gros égoïstes. On ne pense qu’à soi et si on a de l’argent on ne veut surtout pas le donner aux autres.

Donc les gens de gauche sont les gens biens. Et les gens de droite sont les affreux.

 

Cette présentation, insistait il, n’est pas une caricature simpliste. Elle correspond de fait, à un clivage réel entre droite et gauche en ce qui concerne, en très gros et sans nuance, les individus qui les composent.

 

Partant de là, au 19° et au 20° siècle, il a paru très simple de s’engager sur ce qu’il fallait faire : communisme, socialisme et national socialisme allaient faire le bonheur de l’humanité.

 

Manque de chance, c’était une erreur car l’économie et les constantes de la nature humaine s’en sont mêlées et n’ont pas suivi du tout les schémas planificateurs et les beaux rêves de transformation radicale que l’on comptait  réaliser.

 

Il faut donc gratter un peu plus et, surtout, introduire l’économie, pour comprendre ce que sont aujourd’hui des politiques de gauche et des politiques de droite.

 

Les politiques de gauche :

 

  • On est avant tout idéaliste et généreux. On veut qu’il n’y ait plus de pauvre et, comme on est en démocratie, et qu’on veut prendre le pouvoir pour faire le bonheur des pauvres, c’est à eux qu’on s’adresse pour se faire élire. Votez pour nous et nous combattrons toutes les injustices et les inégalités et, pour que tous vos problèmes soient résolus, nous prendrons l’argent des riches.
  • Le message est donc fort simple et imparable. Il n’a rien perdu de sa force aujourd’hui et il est toujours aussi efficace. En démocratie parlementaire, il permet de prendre le pouvoir car comme il y a généralement plus de pauvres que de riches, cela ne marche pas trop mal.
  • Ensuite la gauche s’essaye à réaliser ses promesses et faire passer dans les faits son message messianique. Il lui faut donc prendre au «riches» et donner aux «pauvres». Evidemment ces notions sont toutes relatives. Qu’est ce qu’un riche et qu’est ce qu’un pauvre? Et c’est ici que commence son vrai travail:

 

  • o Elle doit réglementer, sortir d’innombrables lois et règlements et surtout modifier sans cesse son système fiscal.
  • o Elle doit aussi encadrer , sanctionner, sévir.
  • o L’Etat est donc plus puissant que jamais. Il réglemente dans le détail la vie des citoyens. Il intervient sur tout et sur rien et les textes légaux ou réglementaires sont fluctuant, changeants, innombrables.

 

  • Evidemment , avec de telles actions, des effets pervers s’installent dont deux essentiels:
  • o D’une part les pauvres ne sont pas très enclins à travailler puisque l’Etat s’occupe d’eux, les nourrit, les protège et les soignent
  • o Et les riches n’y sont pas très enclin non plus, non seulement parce qu’ils sont montrés du doigt et désigner comme des profiteurs, mais aussi parce que gagner de l’argent ne sert pas à grand-chose puisque l’Etat cherche par tous les moyens à le leur confisquer pour le donner aux «pauvres».

 

  • Et c’est ainsi que selon des degrés divers, selon les temps et les époques, les politiques de gauche, fort bien intentionnées, conduisent à une stagnation générale de l’économie ou à son appauvrissement tant et si bien que les riches ne s’enrichissent plus mais que les pauvres non plus, car il y a de moins en moins de richesses à redistribuer. Comme le disait Churchill, non sans humour, «la vertu essentielle du socialisme, c’est qu’il répartit équitablement la pauvreté».
  • A cet égard, l’exemple d’un pays comme la France est intéressant. Est-on en régime de droite ou de gauche? socialiste ou capitaliste? La réponse devrait est assez évidente avec les grandeurs de la comptabilité nationale. Avec 45%du PIB en prélèvements obligatoires et 55% du PIB de dépenses publiques, on peut dire que la France est juste au milieu, ni socialiste, ni capitaliste et de fait c’est vrai! La France a une vraie économie mixte, en apparence du moins, car dans la réalité c’est parfois plus subtile notamment les riches se débrouillent pas trop mal et les supposés pauvres également car dans le maquis des lois et règlements on peut toujours louvoyer.

 Mais ce qui reste sûr c’est qu’avec cette mixité économique la France ne sortira jamais d’un taux de chômage structurel élevé et que sa capacité à créer beaucoup de richesses restera toujours handicapée.

  • Une dernière caractéristique de la gauche mérite d’être mentionnée: la gauche déteste la concurrence et la compétition. On peut la comprendre. Pourquoi se stresser pour faire mieux que les autres quand on peut être si bien à contempler les fleurs et les petits oiseaux et que le stress trop prononcé est mauvais pour la santé. L’embêtant c’est que ce sont précisément la concurrence et la compétition qui font que l’humanité progresse et, surtout, que la richesse s’accroit. La plaie essentielle ce sont les monopoles, publics ou privés. Pour eux pas de problème, quelque soit la qualité de leurs prestations, ils fixent les prix et remportent la mise. Personne ne viendra les contester puisqu’ils sont seuls sur le marché. Dans les pays socialistes il n’y avait qu’eux. Bonjour les dégâts. En France, il en reste pas mal dans «les grands services publics» et l’on voit ce que cela donne. Recrutements par «recommandations familialesou syndicale», salaires et horaires confortables, avantages divers à tous niveaux et organisation maximum pour démontrer aux pouvoirs politiques qu’on est exploités et très mal payés. Et ça marche toujours, notamment pour les médias publics, leurs frères, qui les adorent et qui ont bien compris qu’en les soutenant à fond ils gardaient eux aussi l’essentiel de leurs privilèges, parfois exorbitants.

 

 

 

Les politiques de droite

 

C’est plus complexe que les politiques de gauche car elles sont diverses.

Pour comprendre commençons par nous demander ce qu’est un électorat de droite.

 

Première acception : des gens plutôt âgés, plutôt conservateurs et traditionalistes et, surtout, assez aisés et nantis. Ils  ont des biens à protéger et à faire fructifier. Ils sont peu enclins aux aventures et  sont fortement attachés à leurs droits de propriété. Occasionnellement ils peuvent être généreux mais, fondamentalement, c’est d’abord travail, famille, épargne et tradition. L’église, l’armée les dynasties de notables locaux étaient jadis le débouché naturel de leurs rejetons. Aujourd’hui il reste les filières familiales et le souci de protéger l’argent ou les pouvoirs acquis ou hérités. Les gens de droite traditionnels sont donc dans l’ensemble plutôt sérieux, plutôt travailleurs et conservateurs.

Tel est le premier électorat de droite, très fortement représenté en France, notamment à l’UMP.

 

Mais il y en a une autre façon de définir un électorat de droite, qui n’a strictement rien à voir avec le précédent. En effet cet électorat de droite est très peu représenté en France, mais il l’est fortement ailleurs, notamment aux Etats Unis et dans l’ex Europe de l’Est.

Cet électorat là ne se définit pas par son côté conservateur mais beaucoup plus par son côté résistant et libertaire.

Il a fortement subi les contraintes et les oppressions du trop d’Etat. Rescapé des dictatures de tous bords, militaires, communistes, national- socialistes, il sait ce que sont les esclavages des hommes dans les Etats totalitaires et il n’acceptera jamais d’y revenir.

Il se méfie donc viscéralement du trop d’Etat et il est fortement attaché à sa liberté, liberté de conscience, de religion, de parole, d’expression, d’entreprendre, de créer et même de porter une arme pour se défendre. On reconnaît là immédiatement la Constitution américaine, la plus vieille du monde, celle des pères fondateurs et celle qui a fait la force de l’Amérique tout au long du XX° siècle. Les pèlerins du Mayflower, pauvres, religieux, voulaient échapper aux Etats Leviathan  européens avec leurs strates sociales affirmées, leur bellicisme entre nations, leurs contraintes carcérales et judicaires fortes, l’impitoyable dureté de leurs pouvoirs centraux. Ils y ont réussi et se sont empressés de créer un autre type de nation ou aucun pouvoir ne peut s’exercer sans retenue et ou il trouve toujours en face de lui un autre contre pouvoir aussi fort que lui. C’est la clé de la protection des individus contre les tentations de pression de pouvoirs centraux trop forts.

Les « tea party » qui se dressent aujourd’hui contre Obama, n’y vont pas par le dos de la cuillère. Malgré le côté « folklo » ou excessif de leurs slogans, il faut tout de même souligner leur extrême volonté de retour aux valeurs fondatrices de l’Amérique : « le moins d’Etat possible … et chacun pour soi ». Que les meilleurs, les plus courageux s’en sortent seuls et redonnent sa force à l’Amérique. Incompréhensible pour des européens bien sûr !

 

Zadig m’assène alors sa conclusion définitive. Pour clairement distinguer la droite de la gauche, je vois en définitive trois critères essentiels

 

  • Le plus ou moins d’Etat…. au-delà des indispensables fonctions régaliennesque tout Etat se doit d’assurer efficacement : défense, diplomatie, police , justice, mais aussi soins, charité et education pour les plus pauvres et les plus démunis

 

  • Le citoyen assisté, (entravé, «enchainé») ou le citoyen libre qui doit d’en sortir tout seul, l’assistance n’étant pas une valeur positive pour la bonne santé psychologique des hommes, ni pour leur bonheur ou leur développement harmonieux.

 

  • Le refus ou l’acceptation des monopoles publics et privés

 

 

Avec ces trois critères en tête, il est toujours intéressant de voir si ce que font les gouvernements est de droite ou de gauche. En France, conclut Zadig, je reste parfois pantois au regard des actions préconisées ou engagées par les partis de droite. En général, tous sont partisans de plus d’Etat (défense de l’agriculture, des grandes entreprises nationales, renforcement des capitaux publics dans leur actionnariat,etc..), innombrables systèmes d’aide et d’assistance en tous genres et aucune réaction devant les grands monopoles, notamment publics, tels la « sécu », l’énergie ou les transports. On ne voit que Bruxelles  pour les critiquer et avec, le plus souvent , une forte désapprobation des droites françaises.

La France de droite doit être une France de gauche qui s’ignore !

 

 

15 janvier, 2010

boursiers grandes ecoles

Classé dans : France — elis @ 10:14

 Zadig qui résidait en notre beau pays de France pendant ces longues journées d’hiver s’ennuyait quelque peu et parcourait les gazettes sur les sujets les plus divers. Il était tombé ce mois ci sur un débat qui faisait rage et dont il désirait m’entretenir car il doutait d’y voir clair. Pourquoi les classes sociales du royaume sont elles tellement stratifiées et rigidifiées et est ce du au système des grandes et des moyennes écoles dont la France est si férue et les boursiers qui sont ils ?

Je crois me dit il qu’il faut commencer par un problème de vocabulaire sur ce débat qui fait rage actuellement (Nous étions en janvier 2010).

Le vrai sujet, exprimé en termes non biaisés, devrait être : « admissions parallèles dans les grandes écoles pour des élèves considérés comme défavorisés et de ce fait exemptés du concours d’entrée auxquels sont soumis tous les autres ».

Evidemment, exprimé le sujet en ces termes, c’est déjà se positionner du côté de la position des grandes écoles (cf ci-dessous) et c’est pourquoi les grands medias et toute la gauche du royaume ont déjà choisi un autre titre, bien plus porteur pour eux : « les grandes écoles refusent les boursiers », sous entendu, il faut avoir une famille riche pour faire les grandes écoles. Bien intéressant pour illustrer la force de la sémantique et la parfaite non impartialité des mots. Cf : l’usage qu’en ont toujours fait les régimes totalitaires, en particulier communistes, ou encore le « novlangue » du 1984 d’Orwell et, donc, aujourd’hui, la gauche française et nos chers médias inféodés, non par idéologie, eux, mais plus simplement parce que c’est là qu’ils savent trouver l’essentiel d’adéquation avec leurs auditeurs et aller ainsi dans le sens de leurs intérêts bien compris. Plus d’audience et donc plus de chiffre d’affaires. Un Candide ne pourrait manquer d’observer : mais où est donc l’objectivité et l’indépendance journalistique dans tout cela ? Nulle part, mon cher Watson, ou plutôt mon cher Pangloss, mais ainsi va le monde et il en a toujours été ainsi. L’intérêt bien compris est toujours ce qui a majoritairement guidé les actions humaines. Le désintéressement et l’altruisme étant eux, en général, minoritaires.

Ce bien trop long préambule étant fait, tentons de revenir à notre sujet pour essayer d’y voir clair.

La question est donc simple : faut-il faire de la discrimination positive pour 30% des futurs élèves des grandes écoles françaises ?

Ses partisans s’appuient sur un fait indiscutable. La proportion d’élèves issus de classes défavorisées n’a jamais cessé de diminuer depuis 30 ans et les élites s’auto-entretiennent dans les seuls milieux favorisés ce qui clive toujours plus la société française à l’heure de l’immigration massive. Car c’est bien là qu’est le problème. Ce n’est plus la classe ouvrière qui est défavorisée. Elle n’existe plus. Mais bien les « gosses » des banlieues et accessoirement ceux des commerçants, agriculteurs, artisans, professions indépendantes, artistes et autres milieux sportifs ;  mais, eux, vivant dans un véritable courant dynamique de la société française, n’ont jamais vraiment eu besoin des grandes écoles pour réussir. Leur parents leur montrent la voie, les initient, et en font souvent leurs successeurs. Chez les sportifs de haut niveau et encore plus les artistes reconnus, c’est évidemment spectaculaire. La richesse et la notoriété se perpétuent sans problème.

Mais revenons à nos grandes écoles. Face à leurs opposants, les grandes écoles font valoir des arguments tout aussi indiscutables que celui de l’élitisme qu’on leur reproche: l’inégalité des chances devant le concours est non seulement contraire à la Constitution et à l’esprit de notre grande devise républicaine ( liberté, EGALITE, fraternité) mais elle introduira nécessairement un abaissement du niveau de recrutement et donc de la qualité des grandes écoles françaises. Elles se prononcent donc plutôt pour un soutien individuel et personnalisé aux « boursiers » pour leur permettre d’arriver aux concours unique avec les mêmes chances que les élèves issus de milieux plus favorisés. Elles estiment que c’est la voie la plus réaliste pour ne pas faire baisser le niveau général tout en démocratisant le recrutement des élites. Argument peut être valable.

Pour ce qui  me concerne, me dit Zadig, la question me semble difficile à résoudre. Primo j’aime bien le concours républicain, égalitaire et égal pour tous. Que les plus intelligents et les plus travailleurs l’emportent. Mais bien sûr c’est trop simple. Il y a un tel décalage de culture, d’éducation et de mode de vie entre les banlieues, la classe moyenne et les élites ! ces dernières sont tellement favorisées pour pousser leurs rejetons dans les grandes écoles, que l’on voit mal comment résoudre de tels fossés.

Pour les rejetons de la classe moyenne cela pourrait peut être fonctionner si l’on se décidait à remettre en place des systèmes de sélection efficaces, peut être même dès l’entrée en sixième, puis pour l’entrée dans le second cycle, et bien sûr à l’entrée des universités si la doctrine du bac pour tous continue à être appliquée et que l’entrée dans le second cycle n’est pas filtrée. On verrait arriver ainsi dans les grandes écoles les plus intelligents et les plus travailleurs d’une même classe sociale, le soutien des parents, très majoritairement secteur public et assimilés, serait à coup sûr sensiblement le même dans toutes les familles.

 

 Ce modèle ne résoudrait ni l’entrée dans les Grandes écoles les plus prestigieuses (ENA,X,HEC, etc…), ni le problème des banlieues mais il permettrait déjà de résoudre une partie importante du problème.

Pour les grandes écoles « prestigieuses », gageons toutefois que des filières parallèles issues d’un système universitaire très sélectif, et introduite au niveau master par exemple, commencerait toutefois à résoudre une bonne partie du problème de niveau égal entre tous les entrants, les meilleurs rejetons de la classe moyenne arrivant sans doute ainsi au niveau des bébés de familles ENA, X ou HEC.

Restent les banlieues et, là, les difficultés sont énormes . Zadig poursuivi : quelqu’un me soufflait un jour une idée intéressante : pourquoi ne pas encourager largement la discrimination positive comme à Sciences po pour toutes les grandes et moyennes écoles? Mais ensuite, travail approfondi, contrôle continu pendant trois ans, éliminations éventuelle tous les ans de ceux qui ne peuvent pas suivre et, pour finir, classements de sortie publics et connus de tous, la même rigueur valant dans  les quelques 200 grandes et moyennes écoles de France. En somme y entrer ne serait qu’une étape, il faudrait aussi en sortir, ce qui n’est certainement pas le cas actuellement, mais aussi en sortir au meilleur rang possible. Horrible système à la japonaise pour tous les enfants de France. Compétition encore et toujours, sélection et écrémage permanent. Qui pourrait bien vouloir d’un tel système aussi contraire à notre modèle dominant ? Ce serait pourtant le seul qui permettrait d’avoir des élites indiscutables puisque recrutées dans toutes les classes sociales et sélectionnées par les seuls critères des dons scolaires et du travail. Je serais même enclin à penser, me dit Zadig, que si, plus autonomes et plus indépendantes d’oukases politiciens, un certain nombre de grandes et moyennes écoles s’engageaient dans cette voie, le gros des troupes, pour garder son rang, ne tarderait sans doute pas à suivre et cela, tous comptes faits, pourrait peut être fonctionner.

Je n’étais évidemment pas aussi rêveur que lui et je ne pus manquer de sourire en lui disant « Eh bien mon cher Zadig, vous n’êtes peut être pas encore le meilleur connaisseur des us et coutumes de nos compatriotes »

30 mars, 2009

Poussières d’Empire

Classé dans : France — elis @ 9:08

 

 

7 février 2009

 

 

Poussières d’empire

 

Zadig qui passait ses vacances aux Antilles, en était revenu par manque de personnel- tous en grève- dans l’hôtel où il résidait. Il était particulièrement surpris par la tonalité et le contenu des commentaires médiatiques et politiques sur cette étrange affaire. On parlait de réflexes colonialistes, de conditions de vie très dures dans nos départements d’outre mer et pour tout dire d’exploitation de nos pauvres compatriotes ultramarins par les Békés, descendants, semblait il, des anciens maitres blancs

Zadig qui n’y comprenait pas grand-chose s’était tout de même fait quelques remarques de bon sens.

Nos dom/tom, avait il constaté, sont des lieux merveilleux. Chaleur, topiques, plages de rêve, fruits exotiques et splendides montagnes volcaniques. Des paradis touristiques indiscutables et des équipements collectifs déjà en place et de qualité.

Les citoyens français de nos Dom/TOM, se disait il,  ont tout pour être heureux : environ 50% de fonctionnaires, tous les avantages sociaux( RMI, RSA,allocations familiales etc..) et les règlement du travail de la métropole pour l’essentiel. Très peu d’emplois privés, donc a priori, peu de salariés exploités par de vils capitalistes, et une économie dont les dépenses publiques doivent représenter 80% du PIB considéré. Bien sûr cela devait avoir un coût exorbitant pour la métropole. Et de retour en à Paris Zadig avait fini par trouver quelques chiffres : 7 milliards d’€ pour le budget de la République, un côut par habitant des DOM/TOM pour les contribuables métropolitains qui dépasse largement ce que l’Etat républicain consacre à ses concitoyens métropolitains. Si les chiffres recueillis par Zadig étaient exacts- mais chut , on n’en parle jamais, il y a de quoi être particulièrement heureux pour nos compatriotes des Antilles. 5800 € par tête d’habitant pour eux et 1800 € en métropole. Franchement il y aurait plutôt à plaindre les banlieues métropolitaine que les banlieues antillaises. Et en plus elles ont le soleil.

Le premier réflexe du citoyen français de bon sens, et informé, devrait donc être de donner leur autonomie et encore mieux leur indépendance à nos poussières d’empire, on y gagnera beaucoup d’argent et nos compatriotes ultra marins pourront enfin prendre en charge leurs problèmes et s’investir dans de vraies activités marchandes. Donnons leur la maîtrise du développement, du commerce et du tourisme local et nous continuerons à aller passer nos vacances chez eux les liens familiaux nombreux et solides existant de part et d’autre de l’océan seront autant d’atout pour la réussite d’une telle transition.

 

19 février 2009

 

On croit comprendre que le gouvernement français a été une fois de plus très généreux. 580 millions d’€ pour la guadeloupe. Ce ne sont même pas les békés qui vont payer, semble t il, mais les contribuables métropolitains. Les békés donnent une prime à une foule de gens et on compense en diminuant les prélévements sociaux. Fillon  avait tenté de bien travailler. Il semble que Sarko l’ait recadré. Mais quels sont donc les gens qui défendent en France les monopoles guadeloupéens avec une telle efficacité ?

 

30 mars 2009

 

C’est la grande nouvelle du jour. Les Mayottais se sont massivement prononcé pour un rattachement à la République française et à ses innombrables fromages.

Au moins ils ont parfaitement compris à quel jeu jouaient les responsables français et le quai d’Orsay probablement. Saluons donc leur intelligence et accueillons les de bonne grâce dans nos poussières d’empire. Les habitants des Grandes Commores continueront d’immigrer en masse vers Mayotte. Au moins on continuera ainsi à soulager un peu (un tout petit peu) toute la misère du monde. Comment en vouloir à qui que ce soit ? Mais n’espérons pas avec de telles pratiques on puisse rétablir un jour l’équilibre de nos dépenses publiques.

5 décembre, 2007

apartheid à la française par guy sorman

Classé dans : France — elis @ 11:07

 

Apartheid à la Française

Paris suburbs are on fire again.
Once or twice a year, the same scenario repeats itself on television: Suburban thugs, most in their teens and of Arab or African origin, burn hundreds of cars, destroy businesses that dared settle near projects-called « cités »-and the French police fight back.
The traditional French, living outside these cités, watch on TV as if those next-door riots unfolded on the other side of the moon. Then the president appears, promises to be tough on the thugs and to increase public funding to improve suburban quality of life.
In the sequel to this choreographed show, the party leaders accuse one another in Parliament of not investing enough money in order to help these destitute youngsters-or of not repressing them enough. Journalists and public intellectuals take turns commenting on late-night TV programs. And so it goes until the next riots.
The repetition of this scenario indicates that the reasons behind suburban violence lie in French society. This is not to excuse the thugs as victims, but to say that their behavior reflects the apartheid-like characteristics of France.
The French would be shocked to be compared with South Africa of the past, but our suburbs bear more social resemblance to Soweto than Paris. We live in a discriminatory society where an invisible line separates the insiders from the outsiders. The insiders happen to be French, with a French family history extending back many generations. They are well educated, and reasonably well-off.
The outsiders happen to be from Africa-first, second or third generation, poorly educated, jobless and from a non-mainstream culture or religion. According to the French republican ideology, they all are French with the same rights. But the reality differs. Our economic policy has created a strong public sector and job market protected by high walls of restrictive regulation. If you’re educated enough, you pass a civil servant exam and get a plum job for life. If you have the right connections and talent, the private sector treats you as a quasi civil servant. Firing an employee is nearly impossible. The outsiders without the right connections and education remain outside: All the regulations play against them.
The majority of insiders don’t want job-market flexibility, perceiving it as a brutal American way of mistreating workers. Even President Nicolas Sarkozy needs to be very cautious, as his conservative majority belongs to the insider camp.
The French housing policy is also discriminatory. For implicit ideological reasons dating back to the 1940s when the Gaullists and the Communists were allies, French governments favored renting over owning. The state gives subsidies to the poorest people so that they can rent, but not buy. Cheap subsidized projects tend to be clustered in the suburbs. Ethnic ghettos are a byproduct of this construction policy and avoidance of ownership. Poor immigrant families naturally regroup in those projects. The ethnic concentration, plus the absence of jobs, generates a local subculture that is neither African nor French, but in between. Rap music is the artistic expression of this subculture and the bourgeois insiders tend to love this exoticism, sanitized on CDs and TV shows.
The only way to escape the poverty and violence of the ghettos is to leave the ghetto, which is accomplished by more girls than boys. Outsider girls tend to be school achievers and express more willingness to escape the patriarchal tyranny of their fathers and older brothers.
Education could be the key out of the ghetto but is seldom the case. Not only do ghetto schools not attract the best teachers, the very content of education is discriminatory. The history of colonization is taught as if it were a glorious feature of French history. In Senegal, on his first official visit to Africa, Mr. Sarkozy regretted the violence of colonization but insisted on the good intentions of the French colonizers, out there to bring civilization to « the African man who has no sense of history. »
This discourse, reflected in school books and the insiders’ general attitude, aggravates the hatred among outsiders whose family memories tell a different story. Overall the French tend to ignore how much their national culture implicitly rejects diversity. The dominant so-called republican ideology requires immigrants to conform: Mr. Sarkozy, for the first time in our political history, had the guts to appoint Arab women in key government positions. Rachida Dati, our new Justice minister, is thus promoted as a role model for all French Arabs: but she is « integrated, » doesn’t go to the mosque, wears haute couture and not an Islamic veil.
Socialist and conservative leaders alike are not ready to acknowledge that their « goodwill » policy-more subsidies-just leads to more apartheid. They should wonder why, after 30 years of more of the same state interventions, suburbs tend to shift further away from the mainstream, self-satisfied insiders.
An alternative policy would require a major rethinking of the French fundamentals. To open the labor market to outsiders means a severe makeover of the welfare state as we know it. To erase the ghettos requires a shift from home renting to home owning. A less discriminatory school needs cancel « scholar map » and curriculum demands a revision of our national history. This has been done regarding the World War II Vichy regime, but not yet with the history of colonization. Eventually, the insiders have to acknowledge the fact that France actually is diverse.
Such a massive effort would be based on a political consensus between the right and left. It would require patience and resilience, but in the long run may be the only way to restore peace in the French suburbs. It would also be useful as a way to keep young French Muslims from joining the ranks of the radical Islamist cells which, today, are not entirely dormant.
Who will resist this ideological shift? The most entrenched insiders within the public sector will protect their interests in the name of the Republican tradition. Market opening and diversity smack of America, after all. Not being like the U.S. is the ultimate excuse for not bringing France into the real world.
Mr. Sarkozy, who is free-market oriented, pro-private ownership and from an immigrant family, seemed to offer hope for a new vision. But so far, he has acted as a remarkable tactician, able to confuse his enemies and defuse tensions. His overall strategy remains unclear, and the facts somewhat contradict his rhetoric. The French state budget for 2008 looks similar to the 2007 Chirac budget. Soweto still lies next door.

04 décembre 2007 à 08:44 | Lien permanent

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