11 mars, 2012

drole de campagne

Classé dans : Non classé — elis @ 10:29

Drôle de
campagne me dit zadig

Il y a ceux
qui racontent n’importe quoi, ceux qui disent pas grand-chose et ceux qui ne
sont pas crédibles.

En principe,
comme partout dans le monde, ce sont ceux qui peuvent le plus faire parler
d’eux, qui disposent des plus gros budgets  et qui font le plus de pub qui gagnent. C’est
ça la démocratie et rien d’autre. Comme si le citoyen lambda, qui a autre chose
à faire dans la journée, pouvait comprendre la complexité de la direction d’un
pays, des règles juridiques qui le régissent et pire encore les contraintes
économiques ou la façon dont celles-ci fonctionnent.

Bien sûr, Churchill
avait raison : la démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous
les autres. Mais tout de même quelle foire et quelle déception quand il faut
bien réaliser que la prime revient presque toujours à ceux qui bénéficient de
la meilleure exposition médiatique.

Mais
qu’importe et revenons à notre présidentielle.

Le candidat
idéal aurait due nous  dire. Oui nous entrons dans un nouveau monde. Oui
il va falloir changer et oui nous avons en France déjà beaucoup trop tardé mais
il est encore temps de s’y mettre.

Ce qu’il
faut faire tous les experts ou les esprits indépendants le savent. D’abord
aller vers l’Europe. Une Europe plus forte, plus responsable, avec un début de
vrai pouvoir européen démocratiquement élu. Et donc oui, un début d’abandon de
souveraineté.

Ensuite , en
France il faut continuer les réformes engagées timidement pour maintenant aller
plus loin en rejoignant les nations européennes les plus sérieuses, en
particulier nos amis allemands, sur la voie d’une diminution progressive des
dépenses publiques, d’une libéralisation du droit du travail et d’une priorité
absolue donnée a tout ce qui peut créer des emplois marchands-versus emplois publics exagérément gonflés en France- et
renforcer la France des PME, PMi et aussi TPE. Accessoirement il faudrait aussi
commencer à expliquer et faire comprendre aux grands monopoles publics qu’ils
peuvent avoir aussi des concurrents, écoles privées à l’Education nationale,
juges élus dans la justice et polices municipales dans la sécurité,( ce qui va
de pair cela va sans dire avec une vraie décentralisation, 8 régions seulement et
fin des départements ) et, bien entendu, fin du cumul des mandats et pas plus
de deux mandats électifs par élu sauf, peut-être, dans les petites communes de
moins de 1000 habitants.

Pour faire
ou commencer cela, QUI ?

La brochette
de candidats qu’on nous propose ne présente pas grand-chose d’ affriolant.

Eliminons
d’emblée tous les moins de 2% qui dans le domaine de l’ineptie et du n’importe
quoi n’auraient jamais due recueillir leur 500 parrainages. Et passons d’emblée
aux cinq « grands »

Le Pen est
une débutante et, de toutes façons, n’a aucune chance au second tour. Melanchon
, grand tribun, est un rigolo qui veut nous ramener au bon temps du stalinisme.

Hollande,
lui, se replace, avec le PS, en 1981. La défense mordicus des services
publics,  normal c’est son électorat. Et
pour le reste encore pas mal de dépenses, compensées par encore plus d’impôts.
Mais bien entendu aucune réforme structurelle. Il dit même qu’il remettra en
cause les accords européens et qu’il reviendra sur une partie de la maigre réforme
des retraites entreprise par l’UMP. L’immobilisme absolu . Il fallait Grouchy
et on aura Blücher.

Reste deux
zèbres un peu plus crédibles. Sarko et Bayrou. Le second est lui aussi proche
des services publics notamment de l’enseignement. Il se déclare européen mais
sans trop de transfert de souveraineté. Il propose tout de même le recours à un
grand sérieux budgétaire et un retour rapide à l’équilibre. Bien, et
acceptable, mais il est improbable qu’il puisse battre Sarkozy  au 1° tour. Les sondages actuels le mettent
encore bien trop loin.

Reste Sarko, le moindre mal en quelque sorte. Mais
son handicap est énorme. Peu crédible quand il propose de faire ce qu’il n’a
pas fait pendant 5 ans, il souffre surtout d’un énorme désamour dans l’opinion.
Quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, c’est toujours Le Fouquet’s,le yacht de
Bolloré et son fils à l’EPAD qui lui reviennent dans la figure. De plus, l’homme,
en dépit de son énergie et de son volontarisme, manque par trop de convictions
profondes, ce qui le conduit, trop souvent, à changer d’idée comme de chemise,
en fonction du conseiller ou du ministre du moment qui a réussi à le
convaincre. Par exemple Guaino qui lui dit de faire la Mediterranée en oubliant
que l’Europe est infiniment plus prioritaire ou un sondeur qui lui dit qu’il
faut massacrer le CAC 40 pour faire plaisir aux français, et, du coup, il
invente une nouvelle taxation contre nos grandes entreprises mondiales. Tel est
Sarko, volontaire ,entreprenant, mais inconstant. Le moindre mal sans doute. Ceci
dit le désamour du bonhomme est si fort que grands meeting, déplacements
quotidiens et buzz médiatique paraissent, encore à ce jour, incapables de
modifier les courbes et font de lui un grand perdant au 2eme tour. Et ça ,
c’est étonnant. A croire que notre postulat qui veut que la meilleure
exposition médiatique fasse le vainqueur, ne tient pas la route. A croire aussi
que ce sont bien les socialistes qui ont été les meilleurs. A nous répéter
depuis 5 ans que Sarkozy était le candidat des riches, qu’il faisait n’importe
quoi et qu’il avait ruiné la France, le message est parfaitement entré dans la
tête de nos compatriotes. C’est la technique du marteau pilon que les publicitaires
affectionnent tant. Toujours le même message, mensonger ou stupide, peu
importe, l’essentiel est de le marteler constamment. Plus c’est gros, plus ça
marche. Et que sera ce quand ils auront le pouvoir absolu. A force de
clientélisme- plus 500000 recrutements de fonctionnaires dans les collectivités
locales en 10 ans- ils ont pris le pouvoir dans 20 régions sur 21. Ils règnent
sur les 2/3 des départements, sur la plupart des grandes villes, sur
l’audiovisuel public et sur le Senat. Quand ils auront conquis la Présidence et
l’Assemblée nationale, tout leur appartiendra. Avec le sens de la démocratie
qui les caractérisent : « Tout ce qui n’est pas nous est nul et non
avenu », bonjour l’exercice des contre-pouvoirs. Il n’y en aura
définitivement plus. Le pouvoir absolu qu’ils prêtent à Sarkozy, sera désormais
exclusivement entre leurs mains. Bravo la démocratie représentative à la
française.

Ainsi
parlait Zadig et c’est la raison pour laquelle, finit-il par conclure, si je me
décide à aller voter, je pencherais finalement  pour Sarkozy. Cela ne changera pas le cours du
monde mais j’aurais au moins fait mon devoir de citoyen, même si cela est
parfaitement puéril et ne sert strictement à rien.

 

 

 

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