1 août, 2011

La France, le chômage, l’Euro

Classé dans : France — elis @ 10:36

Zadig était ce jour là d’humeur vindicative. En voyant
remonter le chômage en France et ayant pris connaissance des décisions
européennes sur la Grèce, il pestait.

Le chômage :

Tout le monde connaît les handicaps français

  • Un droit du travail parfaitement anachronique qui permet l’embauche mais
    stérilise les licenciements quand la conjoncture se retourne …même si,
    avec « la rupture par consentement mutuel », on a enfin fait un
    premier pas bienvenu. Bravo la droite.
  • Des taux de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés du monde et qui
    handicapent toutes les entreprises françaises face à leur concurrents
    européens ou mondiaux. Evidemment il faudrait transférer une partie de ces
    charges sur la TVA. Mais on ne le fait pas.
  • Une très large insuffisance de mesures incitant l’épargne et le capital à
    s’investir massivement en France, en particulier dans les banlieues (l’ISF,
    quelle gigantesque bêtise)
  • Enfin, et c’est tellement évident, comment un pays qui a instauré les loisirs et
    le repos en dogmes absolus peut il redresser sa balance des payements et
    se montrer un peu plus agressif dans ses exportations et sa croissance sinon
    en travaillant plus et en abandonnant ses sacro saintes vacances scolaires
    de 4 mois et plus? Il faudra, bien sûr, procéder par étapes, mais il faut
    progressivement revenir aux 40 heures,ramener les vacances scolaires à
    trois mois et instaurer la retraite à 65 ans comme quasiment partout en Europe.
    Le reste n’est que billevesées et replâtrages de circonstance qui ne
    résoudront jamais rien.
  • Ces mesures de bon sens, les français, dans leur for intérieur, en pleine
    période de crise, seraient peut être prêts à les accepter en partie. Le
    problème c’est qu’aucun homme politique ne se risquerait à les inscrire à son
    programme et certainement pas les candidats que l’on aura pour 2012. L’heure
    du « sang et des larmes » est pourtant venue et ce n’est pas les
    perspectives de l’Euro qui me contrediront.

L’Euro et la sortie
de crise

  • Avec l’Euro, gouvernements et banquiers prennent véritablement les gens pour
    des imbéciles. L’Euro avait trois avantages, pour les politiques, pour les
    banquiers surtout et aussi pour l’Allemagne.
  • Avantage N° 1, respectable, faciliter les échanges et mouvements de fonds dans la
    zone
  • Avantage N° 2 : S’appuyer sur la puissance allemande pour conforter cette
    monnaie dans le monde
  • Et ainsi, 3° avantage majeur, pouvoir emprunter à des taux très faibles le DM
    servant de référence implicite. Malheureusement les hommes politiques en
    ont usé et abusé sans que la moindre discipline ait été instaurée. Et
    depuis 2008 en jetant par-dessus les moulins les disciplines de Maastrich.
    C’était tellement tentant.  Plein d’argent pas cher pour les politiciens et de majestueuses commissions à n’en plus finir pour les banquiers.
  • Le problème, on faisait ainsi disparaître tous les mécanismes d’ajustement
    habituels et notamment les dévaluations pour les cigales impécunieuses.
  • Aujourd’hui, on en est là ! des dettes énormes partout et l’impossibilité absolue
    de pouvoir jamais les rembourser.
  • On en est même encore à emprunter tant et plus pour ne pas voir la vérité en face et  faire durer l’agonie . On ne fait que reporter le problème en l’aggravant. Plus dure sera la chute.

Alors que fallait il faire ?

  • Tout simplement laisser les marchés régler le problème au lieu et place des
    gouvernements. Certes nos chers banquiers auraient du passer pas mal de
    provisions pour pertes et certains d’entre eux auraient du mettre la clé
    sous la porte mais les gouvernements étaient là pour garantir les dépôts
    des épargnants
  • Et enfin, pour tous les pays du « club med », il fallait sortir au
    plus vite de l’Euro, fortement dévaluer pour relancer l’export et ajuster
    les changes aux réalités économiques de chaque pays quitte à recréer un
    nouvel Euro ensuite.
  • Bien sûr il y avait une autre solution plus noble et infiniment plus
    souhaitable : créer un véritable gouvernement économique de l’Europe
    avec pouvoirs fiscaux et budgétaires véritables. Mais de cela personne
    n’en veut vraiment. Il faudra attendre la faillite et sans doute encore
    une ou deux décennies pour que cela se fasse….espérons le !
  • « Ainsi parlait Zadig »

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