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26 octobre, 2010

Fillon for ever

Classé dans : Non classé — elis @ 15:31

  

Comme me dît Zadig, si j’avais un conseil à donner à Sarko et à tous ceux qui ont une influence sur lui, c’est, surtout, de ne pas remplacer Fillon par un/une quelconque ectoplasme.

Que ce soit Borloo ou Mame aucun ne fait le poids.
Il faudrait qu’avant la rentrée scolaire Sarko annonce qu’il a demandé à Fillon de rester et que celui-ci à accepter.

Ensuite, à la rentrée, Fillon doit déclencher la bagarre contre les derniers gréviste et annoncer réquisitions, fin des blocages dans les raffineries et dépôt de carburant et ne pas minimiser l’impact de la grève sur les dégâts qu’elle cause à l’économie française.

Enfin il annonce qu’il fait procéder à une série de sondages sur les questions suivantes :

  • 1. une réforme des retraites était elle nécéssaire? Il vient à la TV pour expliquer pourquoi
  • 2. La réforme suffira telle? Il explique qu’elle est sans doute insuffisante si l’économie ne se redresse pas
  • 3. les syndicats ont-ils raison de bloquer la distribution du pétrole? Réponse: c’est un déni de démocratie
  • 4. Doivent ils se rallier à la décision du parlement? Bien sûr sauf à admettre que ce sont eux qui gouverne et non le Parlement

Mais il doit se montrer encore plus combatif en annonçant que les réformes ne sont pas finies car on ne peut ignorer les mesure courageuses et douloureuses prises chez tous nos voisins. Et la quasi faillite de la France ne permet plus de tergiverser si l’on veut garder notre rang dans le monde. Il a le feu vert du président pour ce programme et il viendra solliciter l’accord du Parlement lors du discours d’investiture du nouveau gouvernement.

Coup dur pour la gauche, les syndicats et les étudiants. Ce n’est plus Sarko l’ennemi à abattre mais Fillon.

Le nouveau gouvernement est très resserré et Fillon annonce immédiatement un plan d’austérité pour les ministres et les parlementaires…histoire de montrer l’exemple. Indispensable si le nouveau chef veut être suivi.

Ensuite Sarko, Fillon et la majorité UMP et NC réforment à marche forcée jusqu’en 2012 en écoutant le NC qui a beaucoup de bonnes idées.

Trois mois avant l’échéance Sarko annonce qu’il ne se représentera pas, si ses sondages personnels sont toujours aussi désastreux et si l’opinion française n’a pas commencé à se retourner.

Question de pub bien sûr …et de contrôle des médias publics et privés en exigeant d’eux une stricte attitude de neutralité de 50/50 dans tous les débats et toutes les informations. On doit toujours entendre des opinions strictement opposées, à 50% du temps chaque, dans toutes les informations fournies et dans tous les débats … sans que les interlocuteurs se coupent la parole. Moyennant cette réforme essentielle, il est probable que la culture économique des français, tellement insuffisante, commencera peut être à évoluer et leur regard sur ce qu’il faut faire aussi.

12 octobre, 2010

la politique pour les nuls

Classé dans : France — elis @ 15:40

 

Zadig était content. Il était arrivé à une synthèse qu’il considérait comme puissante et définitive sur la bonne façon de comprendre la politique. Compte tenu des mots à la mode en ce  temps, il avait décidé d’une appellation attrape tout : « la politique pour les nuls »

 

La politique me dit il ? C’est simple.

Il y a la gauche et la droite

A gauche on est généreux, idéaliste, on veut changer le monde en bien pour que tout le monde soit beau, riche et bien portant et que tous ces bienfaits soient idéalement répartis ; pas de pauvres et encore moins de trop riches. Tout le monde pareil. C’est le rêve communiste et socialiste.

A droite on est des gros égoïstes. On ne pense qu’à soi et si on a de l’argent on ne veut surtout pas le donner aux autres.

Donc les gens de gauche sont les gens biens. Et les gens de droite sont les affreux.

 

Cette présentation, insistait il, n’est pas une caricature simpliste. Elle correspond de fait, à un clivage réel entre droite et gauche en ce qui concerne, en très gros et sans nuance, les individus qui les composent.

 

Partant de là, au 19° et au 20° siècle, il a paru très simple de s’engager sur ce qu’il fallait faire : communisme, socialisme et national socialisme allaient faire le bonheur de l’humanité.

 

Manque de chance, c’était une erreur car l’économie et les constantes de la nature humaine s’en sont mêlées et n’ont pas suivi du tout les schémas planificateurs et les beaux rêves de transformation radicale que l’on comptait  réaliser.

 

Il faut donc gratter un peu plus et, surtout, introduire l’économie, pour comprendre ce que sont aujourd’hui des politiques de gauche et des politiques de droite.

 

Les politiques de gauche :

 

  • On est avant tout idéaliste et généreux. On veut qu’il n’y ait plus de pauvre et, comme on est en démocratie, et qu’on veut prendre le pouvoir pour faire le bonheur des pauvres, c’est à eux qu’on s’adresse pour se faire élire. Votez pour nous et nous combattrons toutes les injustices et les inégalités et, pour que tous vos problèmes soient résolus, nous prendrons l’argent des riches.
  • Le message est donc fort simple et imparable. Il n’a rien perdu de sa force aujourd’hui et il est toujours aussi efficace. En démocratie parlementaire, il permet de prendre le pouvoir car comme il y a généralement plus de pauvres que de riches, cela ne marche pas trop mal.
  • Ensuite la gauche s’essaye à réaliser ses promesses et faire passer dans les faits son message messianique. Il lui faut donc prendre au «riches» et donner aux «pauvres». Evidemment ces notions sont toutes relatives. Qu’est ce qu’un riche et qu’est ce qu’un pauvre? Et c’est ici que commence son vrai travail:

 

  • o Elle doit réglementer, sortir d’innombrables lois et règlements et surtout modifier sans cesse son système fiscal.
  • o Elle doit aussi encadrer , sanctionner, sévir.
  • o L’Etat est donc plus puissant que jamais. Il réglemente dans le détail la vie des citoyens. Il intervient sur tout et sur rien et les textes légaux ou réglementaires sont fluctuant, changeants, innombrables.

 

  • Evidemment , avec de telles actions, des effets pervers s’installent dont deux essentiels:
  • o D’une part les pauvres ne sont pas très enclins à travailler puisque l’Etat s’occupe d’eux, les nourrit, les protège et les soignent
  • o Et les riches n’y sont pas très enclin non plus, non seulement parce qu’ils sont montrés du doigt et désigner comme des profiteurs, mais aussi parce que gagner de l’argent ne sert pas à grand-chose puisque l’Etat cherche par tous les moyens à le leur confisquer pour le donner aux «pauvres».

 

  • Et c’est ainsi que selon des degrés divers, selon les temps et les époques, les politiques de gauche, fort bien intentionnées, conduisent à une stagnation générale de l’économie ou à son appauvrissement tant et si bien que les riches ne s’enrichissent plus mais que les pauvres non plus, car il y a de moins en moins de richesses à redistribuer. Comme le disait Churchill, non sans humour, «la vertu essentielle du socialisme, c’est qu’il répartit équitablement la pauvreté».
  • A cet égard, l’exemple d’un pays comme la France est intéressant. Est-on en régime de droite ou de gauche? socialiste ou capitaliste? La réponse devrait est assez évidente avec les grandeurs de la comptabilité nationale. Avec 45%du PIB en prélèvements obligatoires et 55% du PIB de dépenses publiques, on peut dire que la France est juste au milieu, ni socialiste, ni capitaliste et de fait c’est vrai! La France a une vraie économie mixte, en apparence du moins, car dans la réalité c’est parfois plus subtile notamment les riches se débrouillent pas trop mal et les supposés pauvres également car dans le maquis des lois et règlements on peut toujours louvoyer.

 Mais ce qui reste sûr c’est qu’avec cette mixité économique la France ne sortira jamais d’un taux de chômage structurel élevé et que sa capacité à créer beaucoup de richesses restera toujours handicapée.

  • Une dernière caractéristique de la gauche mérite d’être mentionnée: la gauche déteste la concurrence et la compétition. On peut la comprendre. Pourquoi se stresser pour faire mieux que les autres quand on peut être si bien à contempler les fleurs et les petits oiseaux et que le stress trop prononcé est mauvais pour la santé. L’embêtant c’est que ce sont précisément la concurrence et la compétition qui font que l’humanité progresse et, surtout, que la richesse s’accroit. La plaie essentielle ce sont les monopoles, publics ou privés. Pour eux pas de problème, quelque soit la qualité de leurs prestations, ils fixent les prix et remportent la mise. Personne ne viendra les contester puisqu’ils sont seuls sur le marché. Dans les pays socialistes il n’y avait qu’eux. Bonjour les dégâts. En France, il en reste pas mal dans «les grands services publics» et l’on voit ce que cela donne. Recrutements par «recommandations familialesou syndicale», salaires et horaires confortables, avantages divers à tous niveaux et organisation maximum pour démontrer aux pouvoirs politiques qu’on est exploités et très mal payés. Et ça marche toujours, notamment pour les médias publics, leurs frères, qui les adorent et qui ont bien compris qu’en les soutenant à fond ils gardaient eux aussi l’essentiel de leurs privilèges, parfois exorbitants.

 

 

 

Les politiques de droite

 

C’est plus complexe que les politiques de gauche car elles sont diverses.

Pour comprendre commençons par nous demander ce qu’est un électorat de droite.

 

Première acception : des gens plutôt âgés, plutôt conservateurs et traditionalistes et, surtout, assez aisés et nantis. Ils  ont des biens à protéger et à faire fructifier. Ils sont peu enclins aux aventures et  sont fortement attachés à leurs droits de propriété. Occasionnellement ils peuvent être généreux mais, fondamentalement, c’est d’abord travail, famille, épargne et tradition. L’église, l’armée les dynasties de notables locaux étaient jadis le débouché naturel de leurs rejetons. Aujourd’hui il reste les filières familiales et le souci de protéger l’argent ou les pouvoirs acquis ou hérités. Les gens de droite traditionnels sont donc dans l’ensemble plutôt sérieux, plutôt travailleurs et conservateurs.

Tel est le premier électorat de droite, très fortement représenté en France, notamment à l’UMP.

 

Mais il y en a une autre façon de définir un électorat de droite, qui n’a strictement rien à voir avec le précédent. En effet cet électorat de droite est très peu représenté en France, mais il l’est fortement ailleurs, notamment aux Etats Unis et dans l’ex Europe de l’Est.

Cet électorat là ne se définit pas par son côté conservateur mais beaucoup plus par son côté résistant et libertaire.

Il a fortement subi les contraintes et les oppressions du trop d’Etat. Rescapé des dictatures de tous bords, militaires, communistes, national- socialistes, il sait ce que sont les esclavages des hommes dans les Etats totalitaires et il n’acceptera jamais d’y revenir.

Il se méfie donc viscéralement du trop d’Etat et il est fortement attaché à sa liberté, liberté de conscience, de religion, de parole, d’expression, d’entreprendre, de créer et même de porter une arme pour se défendre. On reconnaît là immédiatement la Constitution américaine, la plus vieille du monde, celle des pères fondateurs et celle qui a fait la force de l’Amérique tout au long du XX° siècle. Les pèlerins du Mayflower, pauvres, religieux, voulaient échapper aux Etats Leviathan  européens avec leurs strates sociales affirmées, leur bellicisme entre nations, leurs contraintes carcérales et judicaires fortes, l’impitoyable dureté de leurs pouvoirs centraux. Ils y ont réussi et se sont empressés de créer un autre type de nation ou aucun pouvoir ne peut s’exercer sans retenue et ou il trouve toujours en face de lui un autre contre pouvoir aussi fort que lui. C’est la clé de la protection des individus contre les tentations de pression de pouvoirs centraux trop forts.

Les « tea party » qui se dressent aujourd’hui contre Obama, n’y vont pas par le dos de la cuillère. Malgré le côté « folklo » ou excessif de leurs slogans, il faut tout de même souligner leur extrême volonté de retour aux valeurs fondatrices de l’Amérique : « le moins d’Etat possible … et chacun pour soi ». Que les meilleurs, les plus courageux s’en sortent seuls et redonnent sa force à l’Amérique. Incompréhensible pour des européens bien sûr !

 

Zadig m’assène alors sa conclusion définitive. Pour clairement distinguer la droite de la gauche, je vois en définitive trois critères essentiels

 

  • Le plus ou moins d’Etat…. au-delà des indispensables fonctions régaliennesque tout Etat se doit d’assurer efficacement : défense, diplomatie, police , justice, mais aussi soins, charité et education pour les plus pauvres et les plus démunis

 

  • Le citoyen assisté, (entravé, «enchainé») ou le citoyen libre qui doit d’en sortir tout seul, l’assistance n’étant pas une valeur positive pour la bonne santé psychologique des hommes, ni pour leur bonheur ou leur développement harmonieux.

 

  • Le refus ou l’acceptation des monopoles publics et privés

 

 

Avec ces trois critères en tête, il est toujours intéressant de voir si ce que font les gouvernements est de droite ou de gauche. En France, conclut Zadig, je reste parfois pantois au regard des actions préconisées ou engagées par les partis de droite. En général, tous sont partisans de plus d’Etat (défense de l’agriculture, des grandes entreprises nationales, renforcement des capitaux publics dans leur actionnariat,etc..), innombrables systèmes d’aide et d’assistance en tous genres et aucune réaction devant les grands monopoles, notamment publics, tels la « sécu », l’énergie ou les transports. On ne voit que Bruxelles  pour les critiquer et avec, le plus souvent , une forte désapprobation des droites françaises.

La France de droite doit être une France de gauche qui s’ignore !

 

 

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